EndeavourOS, une Archlinux à la portée de tous

Bonjour,

Aujourd’hui, je publie un article plus long qu’à l’accoutumée. Le sujet me plaît et l’inspiration était au rendez-vous. Il y a une semaine, j’ai installé Almalinux sur mon ordinateur et les premiers moments d’enthousiasme ont laissé place à une grande déception. Almalinux s’est révélée lourde, obscure au niveau de l’installation des paquets, pas adaptée pour les débutants ou pour ceux qui, comme moi, possède une ordinateur qui n’est pas un foudre de guerre. Je me suis donc mis en quête d’une distribution plus légère et j’ai jeté mon dévolu sur EndeavourOS. Basée sur Archlinux, la distribution la plus propédeutique de la galaxie Linux, EndeavourOS est cependant bien plus facile à mettre en oeuvre car à l’instar d’Ubuntu et de Linux Mint par exemple, elle est dotée d’un installateur qui ne vous demandera rien d’autre que votre fuseau horaire, la langue du système, la langue du clavier, votre nom d’utilisateur et votre mot de passe. Pour le reste, vous pouvez patienter en buvant un thé.

Lire la suite de « EndeavourOS, une Archlinux à la portée de tous »

À l’assaut de Linux From Scratch (partie 3)

Pour ce troisième chapitre, je ne saurais trop vous conseiller de travailler avec le livre en version anglaise plutôt qu’avec sa traduction française. Cette dernière est bien faite mais on y trouve quelques approximations qui compliquent le processus. En ce qui concerne la mise en page de la version PDF, elle n’est pas toujours soignée. Donc, je vous suggère de travailler avec la version HTML du manuel, qui est bien plus aérée.

Lire la suite de « À l’assaut de Linux From Scratch (partie 3) »

À la découverte de Linux From Scratch (partie 2)

2. Le partitionnement

Pour installer Linux From Scratch, il faut commencer par créer des partitions sur un disque dur. Ce dernier peut être vierge ou bien déjà partitionné. S’il reste suffisamment d’espace libre pour pouvoir accueillir notre petite distribution moulée à la louche, ça fera l’affaire. Personnellement, j’ai choisi le deuxième disque dur de mon ordinateur, d’une capacité de 80 GB, ce qui est largement suffisant pour:

Lire la suite de « À la découverte de Linux From Scratch (partie 2) »

À la découverte de Linux From Scratch (partie 1)

La semaine dernière, tandis que je baguenaudais sur le web, j’ai découvert Linux From Scratch couramment abrégé en LFS. J’ai longtemps cru qu’il s’agissait d’un langage de programmation destiné aux enfants. Mais ce dernier s’appelle Scratch tout court et il ne faut pas le confondre avec LFS qui est un projet complètement différent.

Lire la suite de « À la découverte de Linux From Scratch (partie 1) »

Lancer plusieurs processus sans utiliser de threads (Labortablo – 3ème partie)

Mon ordinateur est équipé de deux écrans. Par conséquent, j’ai fait en sorte que mon interface de bureau moulé à la louche, prenne en compte ce cas de figure. Dans un premier temps, j’ai utilisé le module multiprocessing. Cela me semblait être la solution idéale pour lancer simultanément un process sur chaque écran.

Seulement, il y a un léger problème. threading et multiprocessing rentrent en conflit avec des interfaces graphiques telles que tkinter. Le résultat final présente des signes d’instabilité qui ne sont pas du meilleur effet. En théorie, on peut utiliser multiprocessing avec tkinter mais toutes les interactions avec l’interface graphique doivent se faire par un seul et unique thread. Le module multiprocessing peut traiter des données et faire des calculs dans plusieurs threads, mais il ne peut pas « multithreader » tkinter! Les deux processus doivent être séparés.

Donc, dans un souci d’amélioration continue, je me suis mis en quête d’une solution alternative, et je pense avoir codé quelque chose qui comble mes attentes en terme de stabilité. Alors comment ai-je procédé? En fait, je suis parti de l’idée toute simple que pour deux écrans, il faut avoir non pas deux threads d’un même programme mais deux programmes! Et je voulais que tout le processus se déroule de manière automatique. Pas question pour l’usager, d’ouvrir un fichier de configuration pour en modifier le contenu. L’objectif était vraiment de coder quelque chose qui s’installe tout seul et qui vit sa vie sans intervention de maintenance. Mais comment faire pour donner l’illusion de lancer et d’arrêter deux threads?

  1. Situation initiale

Voici la configuration initiale avec multiprocessing.

2. Suppression de multiprocessing, modification du code et explications détaillées

Au démarrage de l’ordinateur, le programme se lance grâce au fichier start.py dont le chemin se trouve dans ~/.config/openbox/autostart.

Examinons, si vous le voulez bien, ce script. La première opération qu’il exécute, consiste à détruire tous les fichiers et répertoires antérieurs qui ne correspondent pas à la configuration par défaut (en monomoniteur, si vous me permettez ce néologisme). Il est nécessaire de partir sur une base propre:

Version standard monomoniteur

Pourquoi détruire la configuration multi-écrans à chaque démarrage? Eh bien parce que l’utilisateur peut très bien décider, un beau matin, de suppprimer un écran ou d’en rajouter un troisième. Je ne suis pas dans sa tête et je ne connais pas ses intentions.

Ensuite, vient le moment de déterminer le nombre de moniteurs. Plutôt que de compter avec ses doigts, confions cette tâche à la commande suivante:

xrandr --listactivemonitors

Résultat:

Monitors: 4
 0: +*HDMI-1 1920/698x1080/392+1920+0  HDMI-1
 1: +VGA-1 1920/477x1080/268+0+0  VGA-1
 2: etc...
 3: etc...

Je crois que c’est clair… Maintenant, le programme va créer autant de répertoires qu’il y a de moniteurs supplémentaires, et il va copier le contenu de labortablo dans chacun d’entre eux. Si vous avez quatre écrans, il va donc créer en sus de labortablo (qui est en quelque sorte le « répertoire zéro« ):

  • labortablo_1
  • labortablo_2
  • labortablo_3

Nous nous retrouvons donc avec cette configuration:

Version quadrimoniteur

Voici la ligne de code qui effectue cette opération:

if i > 0:
    shutil.copytree(
        f'{self.cwd}/labortablo',
        f'{self.cwd}/labortablo_{i}'
        )

De cette manière, si je veux apporter des modifications au code avant de le pousser dans mon dépôt Git, il me suffit de modifier labortablo, le « répertoire zéro ». Je sais qu’au prochain démarrage, les modifications seront prises en compte pour tous les autres programmes.

Ensuite le script start.py se charge de traiter les informations relatives aux écrans. Puis, il créé un fichier coords.txt pour chaque interface de bureau. Ce fichier est construit de telle sorte qu’il puisse se transformer très facilement en dictionnaire. Je trouve que cette syntaxe facilite bien la vie.

w:1920   # largeur
h:1080   # hauteur
x:0      # abscisse
y:0      # ordonnée

Ainsi, je peux passer rapidement ces paramètres aux classes qui en ont besoin. Tous les éléments graphiques vont récupérer ces informations pour configurer l’interface de bureau sur chaque écran.

args = dict()
with open('coords.txt', 'r') as rfile:
    for line in rfile.readlines():
        args[line.split(':')[0]] = int(line.strip().split(':')[1])

Le moment est venu de créer le fichier start.sh. Il va contenir tous les programmes à lancer et il sera détruit au prochain démarrage. Donc, dans le cas de figure ou il y a quatre écrans, voici à quoi ressemble ce script:

#!/bin/bash

/home/miamondo/chemin/vers/labortablo/taskbar.py &
/home/miamondo/chemin/vers/labortablo/categories.py &
/home/miamondo/chemin/vers/labortablo_1/taskbar.py &
/home/miamondo/chemin/vers/labortablo_1/categories.py &
/home/miamondo/chemin/vers/labortablo_2/taskbar.py &
/home/miamondo/chemin/vers/labortablo_2/categories.py &
/home/miamondo/chemin/vers/labortablo_3/taskbar.py &
/home/miamondo/chemin/vers/labortablo_3/categories.py &

Alors, vous allez me dire qu’il ne s’agit pas d’un script Python. Par conséquent, je ne devrais pas affirmer que Labortablo est une interface de bureau entièrment codée en Python. C’est vrai. Je le reconnais. Mais je n’ai pas d’autres choix si je veux lancer mon métaprogramme. On peut très bien lancer des fichiers *.py à partir d’un fichier Python mais j’ai ouï-dire que ce genre d’hérésie conduisait tout droit au bûcher.

Avec Python, on lance des modules, pas des fichiers, et à ce stade des opérations, je ne peux pas car il faudrait que j’utilise threading ou multiprocessing. C’est le python qui se mord la queue!

Enfin, dernière opération, je rend le fichier start.sh exécutable. Il faut le faire à chaque fois car il est détruit à chaque démarrage. Puis start.sh est lancé par start.py.

Conclusion

J’ai bien conscience du fait que cette manière de procéder est loin d’être académique mais d’une part, je m’en fiche un peu, et d’autre part ça tourne comme une horloge. J’utilise cette interface de bureau tous les jours, non pas dans une machine virtuelle mais sur mon PC principal. Il faut encore que je lui rajoute la gestion des catégories et des applications (ajouts/suppressions). Il faut aussi que je fasse le point sur tout ce qu’il y a à installer pour faire tourner le programme (xrandr, wmctrl, xprop etc…)

Voilà… Je n’oublie pas de vous souhaiter un Joyeux Nowouel et une bonne vaccination à toutes et à tous.

La planète Archlinux – Mise à jour du manuel d’installation

Bonjour,

Je viens tout juste de terminer la mise à jour de mon manuel d’installation d’Archlinux. Celui-ci compte cinq chapitres, dont quatre pour l’installation proprement dite. Le cinquième chapitre décrit un processus de post-installation personnalisée, lequel est bien évidemment facultatif.

Lire la suite de « La planète Archlinux – Mise à jour du manuel d’installation »