Chapitre 1

Il était presque vingt-deux heures lorsque les cinq entités de genre masculin pénétrèrent à leur tour dans le purgatoire. Dehors, tout autour des studios, la multitude était hystérique. Les cerbères, pourtant appuyés par une compagnie de gendarmes andrones, essayaient tant bien que mal de la contenir. Ils éprouvaient les pires difficultés pour ouvrir aux élus un chemin entre le plateau du direct et le purgatoire distant d’une centaine de mètres seulement. C’était du délire. Des adolescent·e·s en larmes essayaient de forcer le cordon de sécurité dans l’espoir d’effleurer ces entités présenté·e·s comme surnaturel·le·s. Certain·e·s parvenaient à leur arracher une mèche de cheveux en guise de relique.

Les élus furent introduits sans ménagement dans le sas de sécurité qui isolait le purgatoire du monde extérieur. Une lourde porte blindée s’abaissa lentement. Les clameurs de la multitude s’atténuaient à mesure que la porte descendait. Les élus se retrouvèrent isolés pendant une longue minute avant que la deuxième porte blindée, celle qui ouvrait directement sur le purgatoire, ne s’élève.

À l’intérieur, quatre entités de genre féminin les attendaient. À peine les nouveaux venus avaient-ils franchi le seuil qu’elles se jetèrent à leur cou, laissant échapper de petits cris stridents. Tout le monde s’embrassa joyeusement, comme des amis d’enfance qui se retrouvent après une longue absence. C’était une effusion de sentiments. Ça dégoulinait de bisous.

Chacun·e se présenta en déclinant son prénom. Puis très vite, celles que la production avait introduites une heure auparavant et qui avaient eu tout le loisir de découvrir les différents espaces qui allaient constituer leur lieu de vie pour au moins une semaine, entreprirent de faire visiter aux entités de genre masculin leur nouvelle demeure.

Conçu par les développeurs de Genesis, fournisseur d’accès à la conscience universelle, le purgatoire avait été aménagé dans un ancien entrepôt de Molenbeek, à l’ouest de Bruxelles. D’une surface de quatre cents mètres carré habitable, ses murs extérieurs étaient protégés par une inextricable structure de fil de fer barbelé.

À l’intérieur, une imposante salle de séjour constituait la pièce de vie principale. Du fait des impératifs de tournage, celle-ci était excessivement éclairée par une rampe de projecteurs. Au centre de ce lieu de vie, trônait une grande table en goranecarbon, autour de laquelle les élu·e·s étaient censés prendre leurs repas en commun. La production avait également aménagé un espace propice à la méditation naturelle. La salle de séjour avait été décorée sobrement, dans le style aube du vingtième-et-unième siècle. Les murs étaient ornés d’improbables tableaux abstraits censés apporter une touche culturelle à l’ensemble. Il n’y avait pas de bibliothèque, et surtout pas de bioconnexion à la conscience universelle… L’interface cyberébrale des élu·e·s avait été désactivée.

Désormais, ces dernier·e·s étaient totalement isolé·e·s, coupé·e·s du monde. Leur seul contact avec l’extérieur trouverait occurrence pendant les soirées prime-time du samedi soir lorsque le citoyen modérateur Arpad Andrassy , en toute fin d’émission, s’adresserait aux deux nominé·e·s pour leur annoncer le nom de cel·le que les bioconnecté·e·s avaient choisi d’éliminer.

Attenante au séjour, il y avait une cuisine cybernétique, moderne, spacieuse et très claire. Dotée d’une intelligence artificielle de dernière génération, il suffisait aux élu·e·s de s’adresser au drone qui bourdonnait d’un bout à l’autre de la pièce, pour obtenir dans l’heure qui suivait, les bioplats qu’ils avaient commandés.

La chambre à coucher, où les élu·e·s pouvaient reprendre des forces, était meublée de neuf hamacs et ressemblait à un dortoir. Une porte donnait accès à une salle d’hygiène équipée de douches sèches et de toilettes.

Pour que les bioconnecté.e.s puissent prendre part à la vie quotidienne des neuf élu·e·s sans interférer dans leur réalité, tous les murs étaient tapissés de miroirs sans tain. Ces derniers dissimulaient un impressionnant dispositif de caméradrones qui restaient invisibles pour les locataires du purgatoire. Iels devaient oublier qu’iels étaient filmé.e.s en permanence et qu’aucun de leur faits et gestes n’échappaient aux yeux voyeurs de la conscience universelle.

Les élu·e·s disposaient également d’une salle de musculation et d’une aire sportive de 600 m2 avec piscine d’eau de mer et court de squash.

Le dispositif était à la hauteur des attentes de Genesis en terme de bioconnexions. Il fallait scotcher un maximum de citoyen·ne·s dans le canal de la conscience universelle réservé au purgatoire. Les élu·e·s avaient été sélectionné·e·s lors d’un programme de recrutement qui avait eu lieu au mois de Janvier. Genesis avait reçu huit cent mille candidatures de citoyen·ne·s de tous âges mais il n’avait retenu que les candidat·e·s entre dix-huit et trente cinq ans soit trois cent mille prétendant·e·s. Ces dernier·e·s avaient été soumi·se·s à toute une batterie de tests psychotechniques et, après diverses épreuves d’écrémage, la production avait sélectionné neuf candidat·e·s prêt·e·s à participer au programme baptisé On ira tou·te·s au Paradis.

  • Quatre de genre féminin : Anoushé, Philip, Paix-sur-Terre et Anaïs
  • Cinq de genre masculin: Lazare, Pleine-Conscience, Roboam, Requiem-2 et Carolin·e·

Depuis la fin de l’hydroguerre et la proclamation de la Confédération Occidentale, la plus haute instance politique de ce nouveau pays était le Grand Directoire installé au Château de Laeken et présidé par une entité qui se faisait appeler Vol’Goor. Cette dernière qui n’apparaissait que très rarement en public, était également la propriétaire et la dirigeante de Genesis, fournisseur d’accès à la conscience universelle.

En ce samedi soir, l’Occident tout entier était scotché devant le nouveau divertissement codé par les développeurs de Genesis. On ira tou·te·s au Paradis était lancé depuis plus de deux heures. Le modérateur Arpad Andrassy avait fait la présentation des neuf élu·e·s, d’abord cel·le·s de genre féminin puis cel·le·s de genre masculin avant de les introduire, dans une cohue indescriptible, à l’intérieur du purgatoire.

Sur le plateau, l’excitation était à son comble. Le public hurlait, se levait, frappait le sol des pieds, entamait un body shaking. L’écran rétinien de chaque bioconnecté·e montrait en direct les neuf élu·e·s qui faisaient connaissance. C’était le début de la grande aventure :

– Citoyen·ne·s, on vient de m’annoncer dans l’oreillette que vous êtes ce soir plus de quatre cent millions à suivre notre nouveau divertissement, c’est un record absoluuuuuuu!!!

A ces mots hurlés par le modérateur, le public applaudit à tout rompre. Il fallut plusieurs minutes et quelques coups de matraques distribuées à la volée par les cerbères pour que le calme revienne.
Un caméradrone se braqua sur les quelques éleveur·e·s d’élu·e·s qui avaient accepté de participer au direct. Iels étaient assi·se·s au premier rang et fixaient maladroitement l’objectif. Le caméradrone zooma sur une entité de genre féminin visiblement effondrée qui n’arrivait pas à sécher ses larmes. Le modérateur l’interrogea.

– Citoyenne, vous vous appelez Ébora, et vous êtes l’éleveuse de Philip je crois? La femme acquiesça entre deux sanglots.

– Peut-on apporter un verre de nectar à Ébora s’il vous plait? demanda le modérateur.

Aussitôt, un drone s’approcha en bourdonnant et lui tendit un verre de nectar de Shaadar. Ébora but quelques gorgées dans un silence de mort. Quatre cent millions de citoyen·ne·s bioconnecté·e·s à la conscience universelle n’en perdaient pas une miette. Elle reposa le verre sur le plateau du drone qui disparut aussi sec dans les coulisses. Arpad Andrassy enchaîna :

– Je vous demande un tonnerre d’applaudissements pour encourager Ébora!

Le public ne se fit pas prier… Et Ébora se remit à sangloter de plus belle.

– Citoyenne, votre enfant Philip se trouve à l’intérieur du purgatoire depuis maintenant deux heures. La connexion a été établie. Vous pouvez l’observer sur votre écran rétinien mais elle ne peut ni vous voir ni vous entendre. Elle est en train de faire connaissance avec Pleine-Conscience. Peut-être une histoire d’amour à l’horizon, qui sait? En tout cas, tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes… Bien évidemment, chère Ébora, je suppose que vous êtes la première supportrice de votre enfant?

– Oui, répondit Ébora d’une voix presque inaudible.

– Qu’est-ce qui vous rend si malheureuse alors? demanda le modérateur, d’un air compassé.

– C’est de ne plus l’avoir à mes côtés répondit-elle. Elle est tout ce qu’il me reste.

– Je comprends, Citoyenne… Il me semble important de préciser que votre monôme de genre masculin qui se trouve être le père de Philip (puisque elle a été conçue de manière naturelle) est mort il y a un peu plus d’un an. Si les informations qui s’affichent dans ma rétine sont exactes, il a choisi volontairement de mettre un terme à son histoire personnelle. Depuis ce jour funeste, vous êtes dans une situation matérielle assez difficile car sans activité rémunérée. Ébora acquiesça. Arpad Andrassy continua :

– Vous et votre enfant vivez uniquement grâce à l’allocation universelle. Bien évidemment, cela ne suffit pas et c’est, je crois, ce qui a poussé Philip à s’inscrire contre votre volonté au programme de recrutement organisé par Genesis, ceci afin de participer à notre divertissement baptisé On ira tou·te·s au Paradis et peut-être remporter la reconstruction génétique intégrale promise au·à la gagnant·e de cette aventure exceptionnelle.

– Oui répondit Ébora… Je… je dois vous avouer que je me suis toujours opposée à ce qu’elle pose sa candidature même si elle est majeure. J’ai… j’ai peur de rester toute seule, dit-elle entre deux sanglots. Le modérateur enchaîna :

– Et un body-shaking pour encourager Ébora, l’éleveuse de Philip.

Un body-shaking étouffa aussitôt les sanglots d’Ébora. Le modérateur l’encouragea :

– Citoyenne, la production d’On ira tou·te·s au Paradis et moi-même partageons votre peine et croyez bien que nous sommes de tout cœur avec vous mais imaginez un seul instant que Philip, votre trésor, aille au bout de cette aventure EX-CEP-TION-NELLE, elle sera récompensée de son courage et de sa ténacité par une reconstruction génétique intégrale, gage d’une vie quasi-éternelle! En outre, elle deviendra CÉ-LÈBRE!! Le public se secoua frénétiquement.

– Oui, mais si elle perd? demanda Ébora avec une petite voix d’enfant.

– Eh bien Citoyenne, nous serons tou·te·s là à vos côtés pour vous soutenir dans cette épreuve. Mais ne vous inquiétez pas outre mesure, votre enfant est si pure qu’elle va forcément gagner. N’est-ce-pas public?

– Ouais! hurla le public en délire.

– Je me tourne maintenant vers notre initiatrice, la splendide Kari-4 que je vous prie d’honorer d’un body-shaking.

– Le public se secoue pour vous et c’est bien normal lorsque l’on sait que vous êtes à l’origine de cette aventure énorme. Alors Kari-4, le grand jour est arrivé. On vient de le voir avec l’éleveuse de Philip, les éleveur·e·s des élu·e·s s’angoissent pour le devenir de leur chère progéniture enfermée dans le purgatoire. Comment pouvez-vous les rassurer? Que pouvez-vous leur dire pour les convaincre que leur enfant a fait le bon choix en acceptant de participer à ce défi exceptionnel?

L’initiatrice toussota pour s’éclaircir la voix.

– Eh bien, tout d’abord, je voudrais leur dire que leurs enfants sont en train de vivre une aventure formidable. Je peux vous assurer que beaucoup de leurs concitoyen·ne·s aimeraient aujourd’hui être à leur place, à l’intérieur du purgatoire. Ce sont des exemples et j’insiste sur ce dernier mot. Ce sont neuf héro·ïne·s des temps modernes prêt·e·s à braver tous les dangers pour toucher le Graal et la célébrité. Alors, bien sûr, me direz-vous, il n’y aura qu’un·e seul·e gagnant·e·. Bien sûr, il y aura huit élu·e·s qui perdront leur statut et seront éliminé·e·s au fil des semaines. Mais c’est la règle du jeu et iels l’ont tou·te·s acceptée. Il y aura cependant des moments de joie. Une profonde amitié va naître parmi les élu·e·s. Et sur cette amitié, n’en doutez pas cher·e·s bioconnecté·e·s, des amours vont éclore, comme des fleurs au coeur du printemps. Et puis bien évidemment, parce que c’est aussi ça la vie, iels vivront des moments de peine, des moments de haine, des séparations brutales. Mais ce que je voudrais di…

– Pardon de vous interrompre très chère Kari-4, mais une question me vient à l’esprit. Qu’est-ce que vous répondez à tou·te·s cel·le·s qui trouvent le concept d’On ira tou·te·s au Paradis trop cruel? demanda le modérateur.

– Eh bien écoutez, je leur réponds que la cruauté fait partie intégrante de l’apprentissage de la vie au même titre que l’amour. Oui, la vie est cruelle. Oui, le genre humain est un mélange subtil d’amour et de haine. Notre société est soumise à une sélection naturelle qui fait que dans tous les domaines, elle se débarrasse de ses éléments les plus faibles. En effet, c’est cruel mais reconnaissons que c’est le seul moyen d’accéder au bonheur parfait auquel tout·e habitant·e de la Terre aspire.

– Body-shaking pour notre citoyenne initiatrice s’il vous plaît!

Le public, tout acquis à la cause du jeu, se leva et ovationna longuement le discours de l’initiatrice. Arpad Andrassy enchaîna:

– Je vous demande maintenant d’accueillir sur ce plateau, comme il se doit le psychiatre qui suivra nos élu·e·s pendant toute la durée de cette aventure exceptionnelle, Le docteur Stéfany Ko’resh!!!

Vêtu d’une longue robe rouge, ce dernier fit une entrée triomphale sur le plateau, comme une star de translumière. Le public l’accueillit en se secouant de plus belle. Le psychiatre embrassa longuement et chaleureusement le modérateur avant de rejoindre sa place, à la gauche de l’initiatrice.

– Alors mon cher Stéfany, si vous le voulez bien , je vais vous présenter au public et à tou·te·s les bioconnecté·e·s qui nous suivent. Vous avez trente-quatre ans.

– Trente-trois! rectifia l’intéressé.

– Ah! excusez-moi, trente-trois, l’âge du Christ, le bel âge alors?

– Euh! le bel âge, je ne dirais pas ça, je vous rappelle que c’est précisément à cet âge que Jésus est mort crucifié.

– Rassurez-vous Stéfany, on ne vous réserve pas le même sort!

À cette réplique du modérateur, un grand éclat de rire parcourut le public.

– Alors, vous êtes donc docteur en psychiatrie mais également membre fondateur du Mouvement Occidental de Conscientologie. Vous avez participé à la sélection des neuf élu·e·s. Est-ce qu’iels ont pleinement conscience de l’enjeu et surtout des règles du jeu? demanda le modérateur.

– Bien sûr! Répondit-il, faussement étonné par la question. je peux vous assurer qu’iels ne sont pas fol·le·s et que leur place n’est pas dans une structure de reconstruction psychique comme j’ai pu le lire dans une certaine presse de caniveau. Ce sont neuf entités en pleine possession de leurs facultés mentales, dotés d’un charisme extraordinaire et qui sauront faire face aux épreuves qui les attendent avec un courage que leurs détracteur·e·s, confortablement installé·e·s au fond de leur canapé, devraient méditer.

Le public se secoua violemment.

– Une autre question qui je crois, intéressera les bioconnecté·e·s . Comment avez-vous procédé pour les sélectionner?

– Eh bien, nous les avons soumis à toute une batterie de tests pour cerner leurs personnalités mais également pour mesurer leur motivation. Nous avons écarté les candidatures farfelues ou celles émanant d’entités finalement peu motivées par cette aventure exceptionnelle. Nous leur avons fait passer divers entretiens pour, au bout du compte, ne retenir que cel·le·s qui nous semblaient les meilleur·e·s, à savoir neuf élu·e·s. C’est aussi simple que cela.

– Brillante réponse, Stéfany!

– Merci Arpad!

– Dites-moi, ont-iels des personnalités différentes?

– Oui, radicalement car c’est, à mon avis, au contact de personnalités différentes que le genre humain s’enrichit. Vous savez, je suis persuadé qu’On ira tou·te·s au Paradis sera un formidable laboratoire de recherche en synergie bioconnectique.

– Vous croyez?

– J’en suis intimement convaincu. Nous avons recréé une micro-société humaine, une société de laboratoire et les caméradrones sont nos microscopes en quelque sorte.

– Merci Stéfany et tout de suite, je vous propose de rejoindre le purgatoire avec lequel la toute première connexion vient d’être établie.

A l’intérieur du purgatoire, par une annonce au haut-parleur (les interfaces cyberébrales ayant été désactivées), la production avait préalablement regroupé les neuf élu·e·s dans le grand séjour.

– Bonsoir mes ami·e·s? Comment allez-vous? Demanda Andrassy.

– Bien Arpad, répondirent-iels dans un bel unisson au modérateur qui s’inquiétait de leur santé.

– Cela fait maintenant un peu plus de deux heures que vous êtes à l’intérieur du purgatoire. Vous avez eu tout le loisir de découvrir votre nouvelle demeure, ça vous plaît?

– Oui, beaucoup!

– Bien, alors je vais vous laisser faire connaissance. Nous allons bientôt devoir interrompre ce direct. Vous savez que l’on se retrouve mercredi soir à dix-neuf heures précises pour l’annonce des deux nominés.

– Ouououhhhhh! fit le public pour manifester sa fausse désapprobation.

– Eh oui, je sais, c’est cruel, mais c’est la règle du jeu et je vous rappelle pour cel·le·s qui l’auraient déjà oublié qu’il y a une reconstruction génétique intégrale au bout de l’aventure. Alors cette semaine, ce sont les entités de genre féminin qui nomineront deux entités de genre masculin qu’elles souhaitent voir quitter le purgatoire. A partir de mercredi soir, dès l’annonce des nominés, tou·te·s les citoyen·ne·s bioconnecté·e·s pourront taper le code de l’élu qu’iels souhaitent voir exclu du purgatoire. L’élimination aura lieu samedi soir en fin d’émission. Je vous rappelle les horaires de notre direct quotidien : dix-neuf heures-vingt heures, du lundi au vendredi pour un résumé de la journée écoulée et bien évidemment, notre grand rendez-vous hebdomadaire, tous les samedis soirs, à partir de vingt-et-une heures et ceci, pendant huit semaines! Voilà, restez fidèle à Genesis! Bonne nuit à tou·te·s! A la semaine prochaine! Et surtout, surtout CARPE DIEM!