Linux, pour sortir de l’obsolescence programmée !

Cet article du collectif Emmabuntüs est également publié dans le journal l’âge de faire

 

Linux est un système d‘exploitation libre qui permet de sortir de la dépendance à Windows et Apple. À partir de ce « noyau » libre, ont été développées de multiples distributions GNU/Linux, dont certaines sont très faciles à installer et à utiliser (voir notre chronique du mois dernier). Utiliser une distribution GNU/Linux, ce n’est pas seulement utiliser un « commun » et sortir des logiciels propriétaires, c’est aussi permettre à son matériel informatique de vivre plus longtemps, en sortant de l’obsolescence programmée par les grandes firmes. Votre ordinateur ne s’alourdira pas démesurément à chaque mise à jour, il ira plus vite, pas besoin de le changer, de remplacer les périphériques…

Et de fait, les avantages de Linux par rapport à Windows sont nombreux au quotidien. En voici une liste non exhaustive :

  • Prise en charge de périphériques anciens (imprimantes, etc.) qui ne sont plus supportés par les versions récentes de Windows (grâce à l’intégration dans le noyau Linux d’une multitude de pilotes) ;

  • Moindre consommation de mémoire RAM, grâce à des environnements graphiques plus légers ;

  • Moindre utilisation du disque dur, environ 10 Go, contre 20-25 Go pour Windows 7 ;

  • Faible à très faible sensibilité aux virus : pas besoin d’antivirus, donc gain en ressources du processeur ;

  • Durées de démarrage et d’arrêt constantes dans le temps ;

  • Mises à jour des logiciels plus simples, et sur lesquelles l’utilisateur garde le contrôle (quand, quoi, etc.) ;

  • Pas de migration de version sans votre consentement, comme le fait Windows pour générer de l’obsolescence programmée tous les 3 ans ;

  • Des bugs existent aussi sous Linux. Mais les codes (la recette du logiciel) étant accessibles à tous, cela permet une analyse par tous, et non pas seulement de l’éditeur, qui pourrait avoir la tentation de « contrôler » les failles ;

  • Possibilité de tester les distributions Linux sans avoir besoin de les installer sur votre disque dur. Cela s’appelle l’essai en mode « live ».

Grâce à toutes ces qualités, Linux fait fonctionner des ordinateurs DualCore de 10 ans sur des versions récentes et maintenues jusqu’en 2022 ! C’est vraisemblablement le matériel qui cessera de fonctionner avant la version de Linux !

Pour prolonger votre lecture, voir :

Le mois prochain :« Pour passer au Libre, faites appel à des ami.e.s dans le monde réel !».

Collectif EmmabuntüsGPL V3

Affiche : Conception ThierryMC pour LAC-Chablais CC BY-NC-ND, pictogrammes par différents auteurs de Flaticon

Programmer une fenêtre de déconnexion en langage Python

Bonjour,

Il y a quelques semaines, j’avais récupéré sur internet une fenêtre de déconnexion fabriquée grâce à la bibliothèque Pygtk. Voici à quoi elle ressemblait :

Bitte ausw_007

Elle possédait toutes les fonctions (« Mise en veille », « Redémarrer », « Éteindre » etc…) mais son design triste comme un jour de pluie ne me satisfaisait point. L’honnêteté m’oblige même à vous dire que je trouvais ça vilain comme tout. Comme cela fait plusieurs mois que je n’ai pas programmé en Python, je me suis dit qu’instancier ma propre fenêtre de déconnexion serait peut-être un bon exercice. Ça me dégourdirait les neurones.

Ni une ni deux, j’ai ouvert mon éditeur de texte et hop! après plusieurs heures de labeur, j’ai obtenu quelque chose qui me contente :

Abmeldungsfenster_009

J’ai déposé le tout sur framagit : https://framagit.org/Ordinosor/logout-window

Le code est ici.

Le cahier des charges

Je m’étais donné trois objectifs :

  1. Détecter la langue du système, (la « locale » comme on dit) et afficher les textes en conséquence.
  2. Remplacer chaque icône par le texte correspondant à la fonction du bouton, à chaque fois que le curseur de la souris survole une des cinq icônes. Effectuer l’opération inverse à chaque fois que le curseur quitte une des cinq icônes.
  3. Centrer la fenêtre au milieu de l’écran.

Détecter la langue du système

  • Importation du module locale,
  • Lignes 62 à 96 :
self._locale = locale.setlocale(locale.LC_ALL, "")[0:2]
  • la variable self._locale stocke les deux premiers caractères de la langue détectée (‘en’, ‘fr’, ‘de’ etc…)
  • Ensuite, j’ai créé une liste de trois listes contenant les traductions des boutons en allemand, en anglais et en français. À l’aide d’une condition if-elif-else, c’est la langue détectée qui sera utilisée.
  • Si la variable self._locale stocke les initiales d’une autre langue (par exemple le patois vendéen), la fenêtre sera en anglais car c’est la langue que j’ai définie par défaut. Vous devez bien vous douter que je ne vais pas m’amuser à traduire cette application dans tous les idiômes de la Terre!

Remplacer chaque icône par le texte correspondant à la fonction du bouton au survol de la souris (et le contraire pour l’opération inverse)

  • Lignes 175 à 194 : J’ai lié les boutons aux événements <‘Enter’> et <‘Leave’>
  • Ligne 48 : J’ai reconfiguré le bouton survolé pour faire disparaitre l’image et la remplacer par le texte. C’est là que j’ai eu un petit problème:
event.widget.config(image="", text=self.button_name...)
  • Comme vous pouvez le constater, il a fallu d’abord que j’affecte une chaîne de caractères vide à l’option image avant de configurer l’option text sinon ça ne fonctionnait pas.

Centrer la fenêtre au milieu de l’écran

  • Lignes 105 à 116: Ça n’a pas été simple. J’ai déniché un bout de script qui fait le boulot mais j’avoue que j’ai du mal à comprendre la formule mathématique. On récupère les dimensions de l’écran  auxquelles on retranche les dimensions requises pour afficher le widget, le tout divisé par deux. J’ai traduit le commentaire en français pour celles et ceux que ça intéresse.

Conclusion

Je suis content de m’être replongé dans le langage Python. Il est clair que le code mérite d’être retravaillé pour le rendre plus concis mais malgré tout, le résultat me donne entière satisfaction, à tel point que depuis ce matin, je n’arrête pas d’éteindre et de rallumer mon ordinateur… Jour… Nuit… Jour… Nuit… Jour… Nuit…

 

Plank, un dock très léger et aisément configurable

Bonjour à toutes et à tous,

En ce dernier jour de l’an 2017, alors que le réveillon de la Saint-Sylvestre va bientôt croiser notre chemin spatio-temporel et que la perspective d’engloutir une douzaine d’huitres me réjouit, je me suis dit que je pourrais occuper ces dernières heures à rédiger un ultime article.

Je suis en vacances et j’ai apporté dans mon sac à dos, mon fidèle netbook que j’ai baptisé Hashbang. Il tourne sous Archlinux. Il n’a pas d’environnement de bureau mais un simple gestionnaire de fenêtres Openbox et jusqu’à hier soir, le fond d’écran nitrogen était embelli d’une barre de tâches tint2 que vous apercevez en bas de cette image.

fond_ecran_hashbang.jpg

Mais j’avais envie d’un gadget un peu moins statique. J’avais envie d’un dock très léger dont les icônes s’agrandissent au survol de la souris parce que je trouve que ça met un petit peu d’animation. J’ai donc jeté mon dévolu sur plank dont la simplissime configurabilité me comble de joie. Voici donc à quoi ressemble désormais le bureau de mon ami Hashbang.

Desktop 1_003

Pour l’installer sur une distribution Archlinux, rien de plus simple, il suffit d’entrer cette commande en root :

pacman -S plank

Pour accéder aux préférences du dock, il suffit de presser la touche ctrl et d’effectuer un clic droit sur le dock. Une fenêtre s’ouvre et vous donne la possibilité de modifier le positionnement du dock, de changer de thème, de modifier la taille des icônes et le zoom au survol de la souris. Bon… Là, c’est la version allemande mais elle existe aussi en français! Keine Panik!

plank_005

L’adjonction d’une nouvelle icône au dock se fait par un simple glisser-déposer (drag and drop) en provenance du répertoire /usr/share/applications. Pour supprimer une icône, il suffit de tirer cette dernière vers l’extérieur. Le relâchement du bouton de la souris déclenche la décomposition de l’icône dans une petite explosion ridicule.

Achtung! Openbox ne gère pas la transparence ce qui veut dire que votre dock sera d’un gris opaque… sauf si vous installez compton, un « compositeur » qui s’occupe de combler cette lacune.

Vous pouvez installer plusieurs docks. C’est ce que j’ai fait. J’en ai installé un en bas et un autre à gauche. Prenez garde cependant à ne pas surcharger votre bureau au risque de sombrer dans la kitschitude.

Pensez également à modifier le fichier ~/.config/openbox/autostart pour que le ou les dock(s) se lancent automatiquement au démarrage :

Auswahl_006

J’ai tout de même conservé tint2 mais je l’ai considérablement réduit et je l’ai positionné en haut à droite. Il me renseigne sur la date, l’heure, la qualité de la connexion et la charge de la batterie.

Auswahl_007

Voilà… Cet article un peu paresseux clôt l’année 2017 de Miamondo. Bon réveillon. Tous mes voeux de bonheur pour 2018! Moi, je vais ouvrir mes huitres. À l’année prochaine!

Addendum du 01/01/2018:

Pour créer un dock supplémentaire, c’est relativement simple! Dans le répertoire caché ~/.config/plank (accessible après avoir fait ctrl+H), vous trouverez un répertoire dock1 qui contient lui-même un répertoire nommé launchers. Faites un copier-coller de dock1 au même emplacement et nommez ce nouveau répertoire dock2. Par défaut, ce second dock va se placer en bas de l’écran. Il vous suffit de faire un ctrl + clic droit sur ce nouveau dock pour accéder à la fenêtre de configuration et le déplacer sur le côté gauche, comme je l’ai fait. Ensuite , grâce au glisser-déposer, vous rajoutez ou vous supprimez les icônes à votre guise.

Billy-Berclau, une mairie libre!

Rappelez-vous, en juillet 2014 on découvrait un article, dans le n° 84 de Linux Pratique, qui relatait l’expérience de cette commune quant au déploiement progressif de Linux au sein de la Mairie et de ses bâtiments communaux.

billyberclau01
Bandeau supérieur du site de la mairie propulsé par Joomla

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Emmabuntüs entre à l’université de Paris Descartes

Un article du collectif Emmabuntüs

C’est dans le cadre d’un cours intitulé « Outils informatiques » qu’a eu lieu mercredi 6 décembre cette présentation d’Emmabuntüs par Hervé, membre du collectif. Ce cours dirigé par Antoine Caumel s’adresse aux étudiants en Master 1 du Master « Sociétés contemporaines : enjeux éthiques, politiques, sociaux » de l’université Paris Descartes. Une vingtaine d’étudiants sont inscrits à ce cours qui est plus un atelier qu’un séminaire théorique. En tout 12 séances sont prévues pendant leur premier semestre (le cours se termine avec les vacances de Noël).  Continuer à lire … « Emmabuntüs entre à l’université de Paris Descartes »

Linux est-il réservé aux experts en informatique?

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Légende photo : Dessin : Odysseus Libre  Licence Art Libre 1.3  2017

Cet article du collectif Emmabuntüs est également publié dans le journal l’âge de faire.

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Blolab: le premier fablab du Bénin

Un article du collectif Emmabuntüs

Considérée par les experts internationaux comme l’une des nations les plus stables d’Afrique de par ses institutions constitutionnelle et politique, la République du Bénin étend ses tentacules de paix et de stabilité à d’autres domaines tels que l’éducation, la religion et bien évidemment le numérique. C’est dans ce climat propice au développement du numérique que le BloLab, le laboratoire du « faire » du Bénin a vu le jour.

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