Quelques nouvelles de nos amis de YovoTogo.

Du 14 octobre au 4 novembre trois membres de l’association YovoTogo se rendent à Bombouaka, au Centre Saint Louis Orione, lieu que nous surnommons « le paradis des Cœurs oubliés ».

De jour en jour et en fonction des connections Internet, ils partageront avec vous photos et commentaires sur les moments forts de leurs journées.

Dimanche 15 Octobre 2017

Ce matin nous nous rendons à Agbodrafo rencontrer Elias (Ubuntu Elico Emmabuntus) un inconditionnel du logiciel libre en relation avec nous depuis plus d’une année. Il possède une boutique de maintenance informatique et de téléphone portable ainsi qu’un cyber composé de 7 ordinateurs. Il anime un groupe de jeunes du village et ensemble ils rêvent de monter un FabLab.

Patrick leur met à disposition une toute nouvelle version de l’OS Emmabuntus, les forme à quelques fonctions et caractéristiques principales avant de répondre à leurs nombreuses questions. Après avoir déjeuné ensemble à l’ombre d’un manguier à la terrasse d’un maquis, nous nous adonnons à une balade en pirogue sur le lac Togo dont les rives affichent des airs de base de loisir en cette après-midi dominicale. Une petite page d’histoire en visitant la « maison des esclaves », vestige classé à l’UNESCO, d’une sombre époque ou après l’abolition de l’esclavage les portugais poursuivaient leur funeste commerce en parquant les captifs dans le sous-sol d’une maison bourgeoise dans l’attente de l’embarquement.

Nous terminons l’après-midi à Lomé, attablés sur le sable à l’une des nombreuses buvettes bordant la mer à quelques centaines de mètres de le frontière Ghanéenne.

 

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Framagit est-il un outil réservé aux codeurs?

Bonjour,

J’utilise quotidiennement Framagit, que ce soit pour mes projets personnels mais également dans le cadre du collectif Emmabuntüs. Je rappelle que Framagit est une forge, c’est-à-dire une instance d’hébergement de code. Dieu sait combien j’apprécie cet outil notamment pour son interface très agréable même si je pense qu’un mode d’emploi détaillé et pédagogique pour les débutants ne serait pas du superflu. Continuer à lire … « Framagit est-il un outil réservé aux codeurs? »

Le logiciel libre, késako?

Chères lectrices, chers lecteurs,

Je suis ravi d’accueillir le collectif Emmabuntüs en tant que nouvel auteur de Miamondo. Voici donc le tout premier article signé « Emmabuntüs » accompagné d’un beau dessin de Péhä. Cet article a également été publié aujourd’hui même dans le journal  l’âge de faire. Je vous souhaite une bonne lecture.

Benoît.


peha_logiciel_libre

 

Pour bien débuter cette nouvelle saison, revenons sur la définition du logiciel libre, que certains d’entre vous confondent avec un logiciel gratuit dénommé « Freeware » ou gratuiciel. Or, on va voir que la gratuité n’est pas la principale qualité d’un logiciel libre, et que les logiciels gratuits (gratuiciels) ne sont pas nécessairement libres… Cet amalgame vient du fait qu’il y a une ambiguïté en langue anglaise autour du mot « free » qui peut signifier libre aussi bien que gratuit. Donc dans notre contexte, « Free software » se traduit par « logiciel libre » et non pas « gratuit ». D’ailleurs, un certain nombre d’anglophones utilisent désormais le vocable « Software libre » pour bien marquer la différence.

Alors pourquoi parle-t-on de liberté pour un logiciel ? Cela a plus de sens pour les êtres vivants que pour du virtuel ! En fait, il s’agit d’une liberté d’usage pour vous, pour nous, qui est constituée de 4 libertés numérotées de 0 à 3 (humour typique des informaticiens, Ndlr) par la Free Software Foundation, permettant de définir le logiciel comme libre :

0. la liberté d’exécuter le programme par vous, pour tous vos usages.
1. la liberté d’étudier le fonctionnement du programme et de l’adapter à vos besoins.
2. la liberté de redistribuer des copies du programme -ce qui implique la possibilité de donner, aussi bien que de vendre des copies. Par exemple en France, le chiffre d’affaires du logiciel libre représentait 4,5 Milliards d’euros en 2016.
3. la liberté d’améliorer le programme et de distribuer vos améliorations au public, pour en faire profiter tout le monde.

Quand le logiciel ne remplit pas ces 4 libertés, il est qualifié de propriétaire (ou de privateur) même s’il est distribué gratuitement. En l’utilisant, vous acceptez implicitement la licence, qui vous interdit de l’étudier, de le modifier, de le céder à des tiers. Il ne vous appartient pas, vous avez simplement un droit d’usage très limité.

Pour compléter la présentation du logiciel libre, voici une réflexion le concernant, proposée par Richard Stallman, qui fonda il y a 30 ans ce mouvement libertaire, ainsi que la Free Software Foundation :

« Quand les utilisateurs ne contrôlent pas le programme, c’est le programme qui contrôle les utilisateurs. Le développeur contrôle le programme, et par ce biais, contrôle les utilisateurs. Ce programme non libre, ou « privateur », devient donc l’instrument d’un pouvoir injuste. »

A partir du principe du logiciel libre, sont nés de grands logiciels que vous utilisez tous les jours, comme Wikipédia, Linux (la base, entre autres, d’Android), Firefox, LibreOffice, VLC, etc. Preuve que la liberté est gage de qualité et d’utilisation pour tous !

Le concept de la licence du logiciel libre (GPL : GNU General Public License) a aussi permis la création des formats ouverts. Avec les formats, on ne fait pas référence au logiciel global, mais à la structure même des données du logiciel, qui est donc ouvertement publiée, ceci permettant à des développeurs de créer des logiciels pour traiter ces données dans le présent mais aussi dans le futur, comme la Pierre de Rosette a permis à Jean-François Champollion de déchiffrer les hiéroglyphes. Dans un format propriétaire, si l’éditeur arrête de développer son logiciel pour lire vos données, celles-ci deviennent de facto illisibles, car personne ne sait, et n’a souvent même pas le droit de savoir, comment elles sont codées 😦

Dans cet article, nous avons uniquement employé le terme logiciel libre, et non pas celui d’Open Source, que vous pouvez entendre ou lire dans les médias. Cela n’est pas une erreur de notre part, car ces deux concepts, bien que poursuivant un but similaire (celui de donner une plus grande liberté d’usage aux utilisateurs de logiciels) ont cependant une différence fondamentale qui réside dans leurs philosophies respectives. Selon Richard Stallman dont nous partageons complètement l’analyse,

«  L’open source est une méthodologie de développement; le logiciel libre est un mouvement social ».

Voici deux articles, qui vous permettrons de former votre propre opinion sur ce sujet :
Pourquoi l’expression « logiciel libre » est meilleure qu’« open source »
En quoi l’open source perd de vue l’éthique du logiciel libre

Le mois prochain dans L’âge de faire : comment trouver des ressources libres : musique, images, etc.

Collectif EmmabuntüsGPL V3
Dessin : Péhä CC-BY 2017

 

Créer une clé USB persistante avec Archlinux.

Bonjour,

C’est avec une certaine joie que je rédige cet article qui fait suite à celui-ci. Souvenez-vous, je vous avais parlé de Framakey, une application que j’avais installée sur une clé USB de 31 GB. Je rappelle que Framakey se présente sous la forme d’une clé USB sur laquelle est installée la disrtribution Linux Mint et qui offre à son propriétaire, la persistance de données. Vous pouvez créer des dossiers ou des fichiers, télécharger une application ou en supprimer. Lorsque vous démonterez la clé, rien ne disparaîtra et au prochain reboot, vous retrouverez toutes vos données intactes.

Malheureusement, il s’est avéré qu’à l’usage, la navigation sur Internet était relativement hasardeuse voire carrément impossible. Attention! Loin de moi l’idée de jeter la pierre à Framakey car il faut être prudent : il est tout à fait possible que le problème vienne de ma clé USB elle-même. Mais y a-t-il des clés plus adaptées à ce genre de geekeries? Je n’en sais fichtre rien!

Toujours est-il que l’idée m’est venue de créer moi-même ma clé persistante (estampillée « qualité France » bien évidemment). Pour ce faire, j’ai jeté mon dévolu sur Lubuntu, un système d’exploitation très léger. Hélas, j’ai essuyé un échec. Or, il se trouve qu’il y a quelques semaines, sur mon netbook, j’avais installé Archlinux une distribution qui, il faut bien le reconnaître, tient toujours ses promesses.

Comme j’ai un pète au casque  j’aime bien expérimenter, je me suis dit que ce serait peut-être une bonne idée de créer une clé USB persistante en y installant, tenez-vous bien, Archlinux. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué? Pour ceux qui découvrent le nom de ce système d’exploitation, Archlinux est aux distributions GNU/Linux ce que la Légion Étrangère est aux troupes conventionnelles… C’est un peu spécial. Eh bien pourtant, à ma grande surprise, ça tient la route! La clé est persistante et parfaitement opérationnelle. Certes, le démarrage est un peu lent et la navigation sur Internet également mais ça reste dans les limites du raisonnable! Ça ne freeze jamais! Regardez comme c’est beau!

Screenshot

Voici donc comment j’ai procédé pour parvenir à mes fins. Je me suis servi de deux clés USB :

  • une clé de 31 GB destinée à accueillir le système persistant,
  • une clé de 4 GB qui contient l’image iso d’Archlinux 32bit.

clef

J’ai enfiché mes deux clés dans les ports de ma tour et j’ai modifié le Bios pour que ce dernier boote sur la clé de 4 GB. Évidemment, après une page d’accueil sommaire, je me suis retrouvé dans un terminal tout noir (Ben oui! c’est du Archlinux). Le disque dur de l’ordinateur sur lequel j’opérais était en /dev/sda, la clé de 4 GB contenant l’image iso était en /dev/sdb et la clé de 31 GB en /dev/sdc.

J’ai rentré en root la commande cfdisk /dev/sdc dans un terminal. Cela m’a permis de valider que /dev/sdc correspondait bien à la clé de 31 GB. C’est important pour la suite! Je me suis plus ou moins aidé de ce guide officiel pour l’installation. J’ai donc procédé au partitionnement du disque comme suit :

  • /dev/sdc1 pour le boot
  • /dev/sdc2 pour la swap
  • /dev/sdc3 pour le /
  • /dev/sdc4 pour le /home

Ce qui nous donne :

cfdisk

J’ai partitionné la clé avec cfdisk mais vous pouvez le faire aussi avec gparted. Moi je suis plus à l’aise avec cfdisk. Puis, j’ai formaté tout ça :

mkfs.ext2 /dev/sdc1
mkfs.ext4 /dev/sdc3
mkfs.ext4 /dev/sdc4

mkswap /dev/sdc2

Et j’ai monté les partitions. Je ne rentre pas dans les détails. Je ne vais pas recopier le guide. Ce n’est pas l’objet de cet article. Enfin, j’ai procédé à l’installation proprement dite et ce qui est tout bonnement extraordinaire dans cette histoire, ce qui est absolument incroyable, c’est que… eh bien en fait, il n’y a rien d’extraordinaire, ça s’installe comme sur un vulgaire disque dur. Cela dit, ça reste du bon vieux Archlinux. Prévoyez tout de même du savon à microbilles pour faire partir le cambouis et retrouver des mains propres. Mais franchement, je l’ai installé en suivant la même procédure que pour mon netbook et ça fait le boulot pour peu qu’on lui laisse le temps de chauffer! Comme navigateur, j’ai préféré Chromium à Firefox qui m’avait causé quelques déboires avec ma clé version Linux Mint Framakey.

Voilà donc une histoire qui se termine bien. Toutefois, il y a une question qui reste en suspend. J’ai ouï-dire qu’avec une clé persistante, il ne fallait surtout pas faire de mise à jour système. Pourquoi donc? Est-ce que quelqu’un peut éclairer ma lanterne sur ce sujet?

 

L’espéranto, une langue de libriste?

Introduction

Sur ma page de présentation, je précise que l’un de mes centres d’intérêt est l’espéranto. Cette langue a été construite et offerte à l’humanité sous le nom de langue internationale par L.L Zamenhof en 1887. Cet ophtalmologiste polonais né dans une famille juive a publié ses travaux sous le pseudonyme de Doktoro Esperanto (le docteur qui espère). C’était son avatar en quelque sorte. Dès sa naissance, l’espéranto s’est donné pour but de faciliter la communication entre les peuples et par conséquent, de rapprocher les hommes. Continuer à lire … « L’espéranto, une langue de libriste? »

Radiotray, une application toute simple pour écouter les webradios

Petit mot de Benoît alias Ordinosor

Bonjour à tous

Il y a quelques semaines, j’avais lancé un appel pour annoncer que j’ouvrais les portes de Miamondo à toutes celles et tous ceux qui souhaitaient y publier des articles en rapport avec la galaxie du Libre et la planète Linux. Je ne voulais plus continuer à travailler tout seul dans mon coin et je souhaitais que ce blog évolue vers quelque chose de plus élaboré. Continuer à lire … « Radiotray, une application toute simple pour écouter les webradios »

Comment je suis devenu un biffin du numérique grâce à Emmabuntüs

biffin (nom masculin) : 1. Chiffonnier, 2. Militaire de l’infanterie

Bonjour,

Il y a deux semaines, j’ai eu l’heureuse surprise de découvrir dans ma boite à courriels, une missive de Patrick d’Emmabuntüs me demandant si j’étais disposé à participer aux tests de la prochaine version de cette distribution solidaire permettant le reconditionnement d’ordinosaures abandonnés. Continuer à lire … « Comment je suis devenu un biffin du numérique grâce à Emmabuntüs »