Le message – chapitre 7 : L’objet de source non identifiée

Embarquez pour le système solaire de Shirkaa. Autour de cette étoile, gravite la planète Shaadar. Sur ce monde, vivent les shaadis qui ont atteint un haut degré d’évolution puisqu’ils maîtrisent les voyages interplanétaires. La lune Jaber, entourée d’une atmosphère respirable, est déjà colonisée. La planète Goraan est beaucoup plus éloignée. La colonisation a tout juste commencé et sur cette planète désertique dotée d’une atmosphère irrespirable pour les shaadis, vivent 850 mâles et femelles, scientifiques pour la plupart.

Tout est bouleversé par la découverte d’un vaisseau qui n’est autre que la sonde terrienne Pioneer 10 lancée le 3 Mars 1972 et porteuse d’une plaque à l’attention d’éventuelles entités intelligentes…

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Le Drakhen Elsheïd eut un petit mouvement de recul et laissa échapper un grognement qui trahissait sa surprise.
– Vous voulez dire un objet…
– artificiel, compléta le Daneborh.
– Et vous n’avez pas la moindre idée de son origine? demanda le Drakhen.
– Pas la moindre… répondit le Daneborh. Nous avons étudié les excellents clichés fournis par le téléscope sous tous les angles. Nous avons lançé une recherche dans notre base de données qui répertorie tous les lancements de drones que nous avons effectués depuis le début de l’exploration du système de Shirkaa, il y a un peu plus de cinq siècles, et nous n’avons rien trouvé qui ressemble de près ou de loin à cette chose.

Le Drakhen s’efforça de ne pas trahir son scepticisme. Depuis plus de cinq siècles que la conquête du Kaadar-Zwaart avait débuté, de nombreux drones avaient été lancés en direction des trois planètes gazeuses afin de les étudier de plus près. Il pourrait bien s’agir tout simplement d’un des tout premiers, un fossile de l’exploration spatiale oublié des shaadis et qui serait en train d’accomplir tranquillement le voyage retour vers sa planète d’origine grâce au jeu des attractions gravitationnelles.
– Puis-je voir les clichés pris par le téléscope, Daneborh?
– Bien sûr, j’allais justement vous les montrer.Le Daneborh tourna son regard vers le centre de la pièce. Ses yeux clignèrent deux fois avant de s’allumer et de projeter le premier cliché…
Celui-ci montrait avec une grande netteté ce qui semblait être un drone avec en son centre une parabole blanche de plusieurs skaas d’envergure. Trois antennes partaient de son embase. L’une d’entre elles était plus élaborée et plus longue que les deux autres. Divers instruments étaient fixés sur un bras plus court qui, lui aussi, partait de l’embase supportant la parabole. Le Drakhen se dressa sur ses pattes et fit un bond pour se rapprocher. Il émit quelques grognements de stupéfaction. Cet engin aux formes étranges ne ressemblait en rien aux drones shaadis stockées dans sa base de données. Les images se succédaient à raison d’une toutes les cinq secondes.
– Par Vol’goor, je n’ai jamais rien vu de pareil! A-t-on une idée de ses dimensions? demanda-t-il à son supérieur.
Le Daneborh Koresh sélectionna le cliché le plus net puis zooma avant de répondre :
– La parabole fait 2,8 skaas d’envergure.

Le Drakhen Elsheïd gardait le silence. Il se rapprocha de l’objet qui tournait lentement sur lui-même. Il scanna l’image et instantanément, une copie s’engouffra dans ses yeux qui émirent un intense flash bleu. Il s’approcha encore jusqu’à le toucher, scanna l’objet une nouvelle fois en omettant de demander l’autorisation au Daneborh. Il n’arrivait pas à réaliser que ce qu’il avait devant lui, était peut-être le fruit d’une technologie exobio. Le Daneborh gardait le silence lui aussi. Il observait son subalterne, attendant que celui-ci retrouve l’usage de la parole :
– Daneborh, compte tenu de ses dimensions, l’hypothèse la plus plausible est qu’il s’agit d’une sorte de drone. Mais comment est-on sûr que cet engin n’est pas un croiseur habité?
– Eh bien, à vrai dire, nous n’en savons rien, répondit le Daneborh, en passant la main sur le revêtement dermique qui recouvrait son crâne, et aucune hypothèse ne doit être exclue, ajouta-t-il. Mais compte tenu de sa configuration, il parait peu probable que cet objet soit habité, à moins de l’être par des entités beaucoup plus petites que nous.

 

Le message – chapitre 6 : Le Daneborh Koresh

 

Embarquez pour le système solaire de Shirkaa. Autour de cette étoile, gravite la planète Shaadar. Sur ce monde, vivent les shaadis qui ont atteint un haut degré d’évolution puisqu’ils maîtrisent les voyages interplanétaires. La lune Jaber, entourée d’une atmosphère respirable, est déjà colonisée. La planète Goraan est beaucoup plus éloignée. La colonisation a tout juste commencé et sur cette planète désertique dotée d’une atmosphère irrespirable pour les shaadis, vivent 850 mâles et femelles, scientifiques pour la plupart.

Tout est bouleversé par la découverte d’un vaisseau qui n’est autre que la sonde terrienne Pioneer 10 lancée le 3 Mars 1972 et porteuse d’une plaque à l’attention d’éventuelles entités intelligentes…

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Lorsque le Drakhen pénétra dans l’espace de travail du Daneborh Koresh, celui-ci, vêtu d’une longue robe noire, avait déplié ses bras-ailes et flottait à quelques centimètres du sol. Ils s’approchèrent l’un de l’autre jusqu’à ce que leurs museaux se touchent délicatement. Puis, en s’inclinant avec respect, le Drakhen prononça la traditionnelle formule de salutations shaadie :

« Que Vol’goor vous protège, Daneborh. »

« Que Vol’goor vous protège, Drakhen! Veuillez prendre place, dit le Daneborh, en désignant les coussins réservés aux visiteurs. »

Le Drakhen obtempéra tandis que son supérieur s’installait derrière la console . Le Daneborh Koresh était un shaadi originaire de l’hémisphère sud. Cela expliquait sa petite taille, particularité anatomique accentuée par ses rondeurs. La partie gauche du revêtement dermique de son visage semblait avoir fondu. Lorsqu’il n’était encore qu’un jeune légionnaire, une fuite radioactive survenue dans le réacteur nucléaire d’une station spatiale en orbite autour de Shaadar l’avait sévèrement irradié. Au péril de sa vie, il avait sécurisé tout l’équipage et n’avait du son salut qu’aux puissants shamans de la maison Krahnkus qui avaient réussi à le régénérer au prix de neuf longs shaarkans de soins et de prières. À l’issue de ce processus complexe, l’impératrice Ebora l’avait élevé à la dignité de Daneborh. Sa petite taille ne l’empêchait pas d’être un seigneur particulièrement apprécié de ses sujets, malgré sa nervosité et ses sautes d’humeur légendaires. Il détestait tourner autour du pot : la franchise et le parler crû typiquement sudiste de ce vieux baroudeur contrastaient avec la politesse mielleuse des jeunes légionnaires. Il joignit les mains, sembla chercher ses mots avant de dire d’un ton presque solennel :

« Si je vous ai tiré de votre léthargie, c’est pour vous faire part d’une découverte de la plus haute importance. »

Elsheïd observa un temps de silence s’attendant à ce que le Daneborh continue sur sa lancée mais comme ce dernier se contentait de le fixer intensément, il lui demanda :

« Et puis-je savoir de quoi il s’agit au juste? »

« Il s’agit du téléscope spatial Skanf en orbite autour de la planète Goran. »

Le Drakhen Elsheïd avait supervisé la construction et la mise sur orbite de cet instrument révolutionnaire. Il se demanda si Koresh ne l’avait pas convoqué pour lui signifier que la découverte en question était une grosse défaillance survenue sur l’un des fragiles composants et pour lui infliger un châtiment. Inquiet, il finit par demander :

« Quelque chose qui ne va pas avec le téléscope? »

« Non, tout va bien, il fonctionne à la perfection. »

Elsheïd, soulagé, se relacha sur ses coussins. Koresh continua :

« Votre téléscope va même peut-être rentrer dans l’histoire… »

« En quel honneur, Daneborh? »

« Il y a une semaine, aux abords de Yaren-2, le téléscope Skanf a détecté un objet non identifié qui fait route vers Goran. »

Intrigué, Elsheïd demanda :

« Quelle sorte d’objet non identifié? »

« Un objet qui n’est pas un corps céleste. »

Framagit est-il un outil réservé aux codeurs?

Bonjour,

J’utilise quotidiennement Framagit, que ce soit pour mes projets personnels mais également dans le cadre du collectif Emmabuntüs. Je rappelle que Framagit est une forge, c’est-à-dire une instance d’hébergement de code. Dieu sait combien j’apprécie cet outil notamment pour son interface très agréable même si je pense qu’un mode d’emploi détaillé et pédagogique pour les débutants ne serait pas du superflu. Continuer à lire … « Framagit est-il un outil réservé aux codeurs? »

Le message – chapitre 5 : La planète Goran

 

Embarquez pour le système solaire de Shirkaa. Autour de cette étoile, gravite la planète Shaadar. Sur ce monde, vivent les shaadis qui ont atteint un haut degré d’évolution puisqu’ils maîtrisent les voyages interplanétaires. La lune Jaber, entourée d’une atmosphère respirable, est déjà colonisée. La planète Goraan est beaucoup plus éloignée. La colonisation a tout juste commencé et sur cette planète désertique dotée d’une atmosphère irrespirable pour les shaadis, vivent 850 mâles et femelles, scientifiques pour la plupart.

Tout est bouleversé par la découverte d’un vaisseau qui n’est autre que la sonde terrienne Pioneer 10 lancée le 3 Mars 1972 et porteuse d’une plaque à l’attention d’éventuelles entités intelligentes…

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Une première mission de grande envergure conduite par un équipage de douze entités mécatroniques avait d’abord convoyé les dômes d’habitation pressurisés ainsi que tous les équipements nécessaires à la fabrication d’oxygène et de méthane, celà à partir des ressources naturelles généreusement procurées par l’environnement gorani. Tout était donc prêt lorsque l’équipage commandé par le Drakhen Skanff débarqua. Après l’intense émotion du premier pas accompli par un légionnaire sur une planète extérieure, l’équipage se mit à pied d’oeuvre pour activer les structures de vie le plus rapidement possible. Ils pourraient ainsi quitter le confort spartiate de leur vaisseau spatial qui était leur quotidien depuis trois longs shaarkans. Dès lors, la première mission d’exploration et d’études de la Planète Goran put vivre en autonomie totale pour une période temporelle indéterminée. Il n’y avait rien de comparable entre l’exploration de la lune Jaber et celle de la planète Goran. Jaber évoluait dans la proche banlieue de la Planète-Mère et son atmosphère n’était pas mortelle pour un shaadi, tandis que pour rejoindre la Planète Goran, il fallait traverser un hostile désert interplanétaire. Il fallait aussi accepter de vivre sur place, dans des structures confinées pour n’en sortir qu’équipé d’une combinaison parfaitement étanche. En cas d’imprévu, et malgré la présence rassurante des entités mécatroniques, aucune mission de sauvetage n’était envisageable.

Une serre de cinq cents mètres carré fut installée et en utilisant les techniques hydroponiques, les légionnaires cultivèrent eux-mêmes, leurs fruits et légumes ce qui leur permit de manger de manière équilibrée et saine pendant toute la durée de leur séjour sur Goran. Ils avaient également à leur disposition d’importantes réserves de plats codés mais ceux-ci ne pouvaient être compilés qu’en cas d’urgence absolue. Si un problème grave endommageait la structure de la serre et détruisait les fragiles cultures hydroponiques, les explorateurs ne pourraient alors compter que sur leurs réserves de plats binaires en attendant l’ouverture d’une fenêtre favorable pour leur retour vers Shaadar.

Dans cette aventure, un autre élément renforçait l’isolement des légionnaires. A cause de la distance entre les planètes Shaadar et Goran, il ne fallait pas moins de trente minutes avant qu’un message ne parvienne à son destinataire. Entre la question posée et la réponse donnée, il s’écoulait donc une heure. Il était exclu de tenir une conversation spontanée. De ce fait, en cas de péril imminent, ils ne pouvaient compter que sur leurs propres forces, une réponse instantanée du Centre Impérial étant exclue.

La première mission fut un succès d’abord parce qu’il n’y eut aucune victime à déplorer. Après une révolution passée sur Goran, tous les légionnaires retrouvèrent la planète-mère sains et saufs. Ce fut aussi un succès sur le plan scientifique puisque on y découvrit à la surface, de nombreuses traces exobios. Cela prouvait que la vie dans l’Univers était beaucoup plus foisonnante qu’on l’avait cru depuis les Premiers Temps. Oh bien sûr, il ne s’agissait pas de traces exobios dotée de raison mais le Centre Impérial des Mondes Extérieurs ne doutait plus que la civilisation shaadie entrerait un jour en contact avec des entités intelligentes. Et cet événement allait se produire plus tôt que prévu.

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