Plank, un dock très léger et aisément configurable

Bonjour à toutes et à tous,

En ce dernier jour de l’an 2017, alors que le réveillon de la Saint-Sylvestre va bientôt croiser notre chemin spatio-temporel et que la perspective d’engloutir une douzaine d’huitres me réjouit, je me suis dit que je pourrais occuper ces dernières heures à rédiger un ultime article.

Je suis en vacances et j’ai apporté dans mon sac à dos, mon fidèle netbook que j’ai baptisé Hashbang. Il tourne sous Archlinux. Il n’a pas d’environnement de bureau mais un simple gestionnaire de fenêtres Openbox et jusqu’à hier soir, le fond d’écran nitrogen était embelli d’une barre de tâches tint2 que vous apercevez en bas de cette image.

fond_ecran_hashbang.jpg

Mais j’avais envie d’un gadget un peu moins statique. J’avais envie d’un dock très léger dont les icônes s’agrandissent au survol de la souris parce que je trouve que ça met un petit peu d’animation. J’ai donc jeté mon dévolu sur plank dont la simplissime configurabilité me comble de joie. Voici donc à quoi ressemble désormais le bureau de mon ami Hashbang.

Desktop 1_003

Pour l’installer sur une distribution Archlinux, rien de plus simple, il suffit d’entrer cette commande en root :

pacman -S plank

Pour accéder aux préférences du dock, il suffit de presser la touche ctrl et d’effectuer un clic droit sur le dock. Une fenêtre s’ouvre et vous donne la possibilité de modifier le positionnement du dock, de changer de thème, de modifier la taille des icônes et le zoom au survol de la souris. Bon… Là, c’est la version allemande mais elle existe aussi en français! Keine Panik!

plank_005

L’adjonction d’une nouvelle icône au dock se fait par un simple glisser-déposer (drag and drop) en provenance du répertoire /usr/share/applications. Pour supprimer une icône, il suffit de tirer cette dernière vers l’extérieur. Le relâchement du bouton de la souris déclenche la décomposition de l’icône dans une petite explosion ridicule.

Achtung! Openbox ne gère pas la transparence ce qui veut dire que votre dock sera d’un gris opaque… sauf si vous installez compton, un « compositeur » qui s’occupe de combler cette lacune.

Vous pouvez installer plusieurs docks. C’est ce que j’ai fait. J’en ai installé un en bas et un autre à gauche. Prenez garde cependant à ne pas surcharger votre bureau au risque de sombrer dans la kitschitude.

Pensez également à modifier le fichier ~/.config/openbox/autostart pour que le ou les dock(s) se lancent automatiquement au démarrage :

Auswahl_006

J’ai tout de même conservé tint2 mais je l’ai considérablement réduit et je l’ai positionné en haut à droite. Il me renseigne sur la date, l’heure, la qualité de la connexion et la charge de la batterie.

Auswahl_007

Voilà… Cet article un peu paresseux clôt l’année 2017 de Miamondo. Bon réveillon. Tous mes voeux de bonheur pour 2018! Moi, je vais ouvrir mes huitres. À l’année prochaine!

Addendum du 01/01/2018:

Pour créer un dock supplémentaire, c’est relativement simple! Dans le répertoire caché ~/.config/plank (accessible après avoir fait ctrl+H), vous trouverez un répertoire dock1 qui contient lui-même un répertoire nommé launchers. Faites un copier-coller de dock1 au même emplacement et nommez ce nouveau répertoire dock2. Par défaut, ce second dock va se placer en bas de l’écran. Il vous suffit de faire un ctrl + clic droit sur ce nouveau dock pour accéder à la fenêtre de configuration et le déplacer sur le côté gauche, comme je l’ai fait. Ensuite , grâce au glisser-déposer, vous rajoutez ou vous supprimez les icônes à votre guise.

Archlinux : Finalisation de mon installation

Bonjour,

Avant-hier, j’ai mis en ligne un article pour vous narrer ma rocambolesque installation d’Archlinux. Après bien des péripéties, j’avais réussi à faire apparaître le bureau ci-dessous sur l’écran de mon vénérable Acer Aspire… C’était vilain comme tout. Continuer à lire … « Archlinux : Finalisation de mon installation »

Archlinux, une installation qui réserve bien des surprises!

Bonjour,

Je ne sais pas si je vous l’ai déjà dit mais je suis l’heureux propriétaire d’un vieil ordinateur portable qui vient de souffler ses 11 bougies, un ACER Aspire 5611 rafistolé au chatterton que je ressors parfois pour installer et tester quelque obscure distribution. Il tourne sur trois cylindres et, croyez-le ou non, l’embrayage n’a jamais été refait tout comme la courroie de distribution qui est d’origine. Des bécanes comme ça, on n’en fait plus.

Si je peux vous paraître un peu confus dans mes propos, c’est que malgré une nuit de sommeil, je suis dans un état de fatigue proche du burn-out… Et pour cause! Figurez-vous que je viens de passer la journée d’hier à installer Archlinux, le système d’exploitation des durs de durs.

Les ennuis ont commencé dès le matin. Je n’arrivais pas à installer l’image disque sur une clé USB. Ce n’est pourtant pas la première fois que j’utilise un créateur de disque de démarrage mais pour une raison que je ne m’explique pas, le boot me retournait toujours la même rengaine : pas de système d’exploitation détecté.

usb
La clé USB contenant l’image disque d’Archlinux.

Après avoir balancé ma souris contre le mur pris le temps de réfléchir à tête reposée, je me suis dit que ce serait une bonne idée de parcourir les forums à la recherche d’une solution. À quelque chose malheur est bon puisque j’ai découvert à cette occasion qu’on pouvait tout à fait se passer de créateur de disque de démarrage grâce à la commande dd. Quelques mauvaises langues prétendent que ces deux lettres sont la siglaison de data destroyer (destructeur de données). Ce n’est pas complètement faux puisqu’une simple inversion de lettres peut avoir des conséquences abominables sur votre disque dur. C’est pourquoi je vous conseille d’utiliser cette commande à jeûn.

sudo dd bs=4M if=/home/benoit/archlinux-2016.08.12-dual.iso of=/dev/sdb status=progress && sync

  • if signifie input file. C’est la source
  • of signifie output file. C’est la cible

Grâce à ce charabia, j’ai pu enfin lancer l’installation d’Archlinux. Pour ce faire, j’ai suivi le tutoriel de Mumbly58.fr et comme il y a une quantité substantielle de commandes à rentrer, je m’y suis repris à plusieurs fois. J’en oubliais toujours un morceau! Si vous aimez mettre les mains dans le cambouis, ça va forcément vous plaire! Vous allez :

  • créer les partitions,
  • monter les partitions
  • installer le système de base
  • utiliser pacman
  • chrooter
  • schtroumpfer le réseau wifi
  • etc…

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Et quand vous aurez fait tout ça et que vous allez rebooter, il ne vous restera plus qu’à installer tout le reste! Avec startx Vous allez commencer par créer une fenêtre graphique rudimentaire (une console en fait) qui vous permettra d’installer l’environnement de bureau que VOUS aurez choisi. Personnellement, j’ai installé LXDE, un environnement de bureau ultra léger.

Ça n’a pas été une partie de plaisir mais je suis très satisfait du résultat. Il y a juste quelque chose qui me dérange un peu… C’est que ça déconne à pleins tubes. Les fenêtres sont toutes bizarres. Lorsque j’ouvre une application, c’est d’abord un quadrillage qui apparait. Je ne peux fermer aucune fenêtre. je peux juste les réduire en gigantesques icônes vertes qui sont affreuses par-dessus le marché. Les fenêtres se chevauchent dans un chaos indescriptible…

Pour allumer l’ordinateur et parvenir jusqu’au bureau, c’est un véritable chemin de croix. Je dois lancer à chaque fois la commande wifi-menu, puis startx, puis lxsession sans oublier de remettre le clavier en français (setxkbmap fr). Quelque chose me dit que je ne suis pas au bout de mes peines…

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Cela dit, je ne regrette absolument pas de m’être lancé dans cette installation. C’est passionnant et très instructif d’assembler pas à pas son système d’exploitation. J’ai vraiment appris des trucs notamment concernant le partitionnement. J’ai réalisé aussi à quel point Ubuntu était une distribution Linux grand public.

Si une bonne âme sait comment venir à bout des bugs graphiques expliqués plus haut, qu’elle n’hésite pas à se manifester. J’aimerais aussi savoir comment on prononce Archlinux. merci d’avance pour votre aide.