1- Dan’iel (récit d’anticipation)

Résumé

Dan’iel, jeune docteur en exobiologie, revient tout juste d’une mission de deux ans sur la planète Mars. Il a participé à la dernière phase de la terraformation. De retour sur Terre, en Nouvelle-Vendée, il rend visite à Benoît, son quadrisaïeul âgé de cent-cinquante ans. Celui-ci vit à L’Île-d’Yeu et il a connu la Vendée d’avant la Grande Extinction. À la demande de son descendant, il accepte de replonger dans ses souvenirs.


Cette nuit, j’ai très bien dormi. Dan’iel, mon descendant, a débarqué hier pour passer deux semaines de vacances à la maison. Il m’avait promis qu’il serait présent à mon anniversaire et il a tenu parole. Je vais fêter mes cent cinquante ans dans quelques jours. Ça fait longtemps que je ne me suis pas senti aussi heureux. Dan’iel et moi avons toujours été très proches. Mais il y a deux ans, juste après avoir obtenu son doctorat d’exobiologie, nous avons été séparés. Dan’iel s’est vu proposer une mission sur Mars : engager la dernière phase du processus de terraformation. La planète rouge qui, autrefois, n’était qu’un désert minéral inhospitalier, a changé de couleur. Elle est devenue verte et elle grouille de vie maintenant! Dan’iel m’a dit que ces deux années sur Mars étaient passées à la vitesse de la lumière. Moi, elles m’ont paru interminables… Avec toujours cette crainte de mourir avant son retour.

Depuis quatre-vingts ans, trois millions de colons, poussés par l’aventure ou la promesse d’une vie meilleure, ont accepté de quitter définitivement la Terre et d’entamer un périlleux voyage vers Mars… Après avoir dévasté son berceau, l’humanité n’avait pas d’autre choix que de rebâtir une biosphère propice à sa survie. Les colons vivent enterrés dans des installations troglodytiques qui les protègent des radiations. L’atmosphère est encore trop ténue et ils ne peuvent toujours pas se passer d’une combinaison pour se déplacer à la surface. Mais le projet de terraformation avance bien et dans quelques sols1, les martiens devraient pouvoir évoluer à l’air libre sans aucune protection individuelle. Dan’iel est arrivé en orbite terrestre, il y a trois semaines, à bord du croiseur interplanétaire Guena’him III. J’ai pu lui parler en visio, sans avoir à patienter de longues minutes entre les questions et les réponses2. Comme tous les autres passagers, il était très fatigué, car le vaisseau avait calibré sa pesanteur sur celle de la Terre3. Tous ses déplacements étaient une épreuve. Il avait l’impression de peser trois cents kilos et d’avoir des semelles de plomb dans ses chaussures.

Drapeau de l’Union martienne

Avant-hier, le Docteur Benarfa, médecin de bord du Guena’him III, l’a autorisé à embarquer dans une navette à destination de la gare aérospatiale de Bonchamps4, en Nouvelle-Vendée. Il a fait sa rentrée atmosphérique ce matin à sept heures. Puis, il a pris un drone-bus pour l’Île-d’Yeu, dernière étape de son long voyage-retour.

Malgré mon âge canonique, j’habite encore dans la grande maison familiale aux murs blancs et aux volets bleu ciel, située dans le hameau de Ker Bossy, au centre de l’île. Dieu merci, grâce au suivi médical personnalisé à distance (SMPD), les maisons de relégation pour personnes âgées dépendantes ont définitivement fermé leurs portes. L’euthanasie sans consentement individuel n’est plus qu’un mauvais souvenir. Chaque citoyen à le droit d’être suivi et soigné à domicile jusqu’au terme de son existence. Je bénéficie de l’aide d’un auxiliaire de vie à cause de mon grand âge qui fait de moi, depuis trois semaines, le doyen de la Province. Je suis le dernier Néo-Vendéen né en 1972. Mon auxiliaire de vie s’appelle Marie, un jeune étudiant toujours soucieux de bien faire et à qui je n’ai rien à reprocher (sauf les jours où je suis de mauvaise humeur).

Je m’éteins lentement comme une bougie, mais je ne suis pas malade. Grâce aux cellules souches qui soignent des maladies autrefois incurables, mon Parkinson n’est plus qu’aucun mauvais souvenir. Cela dit, malgré les progrès de la science, il existe une barrière chrono-biologique qui fait qu’aucun être humain n’a réussi à dépasser les cent-soixante-deux-ans. Je sais donc que je vais bientôt mourir et rencontrer mon Créateur. Marie m’a aidé à m’habiller et à sangler correctement mon exosquelette. Je suis au crépuscule de ma vie et sans cet appareillage, mes jambes ne me portent plus. L’avantage est que je n’ai plus besoin de cannes. Je peux même trottiner mais pas longtemps, car le souffle finit par me manquer. Nous sommes partis à pied jusqu’à la gare aéroterrestre. Nous étions en avance, mais je tenais à être présent à l’arrivée de Dan’iel. Au bout de dix minutes qui m’ont paru interminables, le drone-bus est apparu à l’horizon. J’ai senti l’émotion me gagner…


1) Durée d’un jour solaire sur la planète Mars

2) Le temps de communication entre Mars et la Terre est compris entre trois et vingt minutes.

3) La force gravitationelle martienne correspond à 38 % de celle de la Terre. Une personne qui pèse 100 Kg sur la Terre, pèse 38 Kg sur Mars. La masse, quant à elle, ne change pas.

4) Nouveau nom de la Roche-sur-Yon

Coder un indicateur de charge de batterie en Python

Bonjour,

L’objectif de ce billet est de coder en langage Python, un indicateur de charge pour les batteries d’ordinateurs portables. Pour ce faire, nous avons besoin de dix icônes qui correspondent chacune à un degré de charge ou de décharge. Le programme détecte également si l’ordinateur portable est branché sur le secteur.

Le code

Le voici. Il n’est pas très compliqué. On peut le découper en trois parties. Tout d’abord, dans la méthode __init__, on trouve un dicitionnaire dont les clés sont des tuples contenant deux éléments:

  • l’état de charge ( ordinateur branché sur le secteur ou bien en décharge),
  • le pourcentage de charge encore disponible.

Les valeurs, quant à elles, correspondent aux icônes.

Il est nécessaire de créer une boucle infinie (while True) pour que l’icône se mette à jour automatiquement. subprocess.Popen lance la commande acpi. Les informations sont traitées. On obtient un tuple qui correspond à l’une des clés du dictionnaire et qui nous permet de récupérer l’icône. On met à jour l’image du widget Label ainsi que le pourcentage de charge de la batterie et le tour est joué!

Labortablo-2.0, interface graphique de bureau codée en Python

Bonjour,

Aujourd’hui, je vais vous présenter un programme que j’ai codé en Python. Je l’ai baptisé Labortablo, ce qui signifie Bureau en espéranto. Il s’agit d’un menu de catégories ouvrant des sous-menus d’applications. Il est couplé avec un fond d’écran qui est en fait, un gros bouton tkinter dont la taille correspond exactement à celle de l’écran. Un clic droit sur ce fond d’écran ferme les menus qui sont ouverts. Tout ceci repose sur une base Ubuntu Server 22.04 couplée avec le gestionnaire de fenêtres Openbox. Voici à quoi cela ressemble. Le menu des catégories est déployé, tout comme le sous-menu des applications appartenant à la catégorie Accessoires. Le fond d’écran recouvre celui d’Openbox. Le menu des catégories s’ouvre en cliquant sur le bouton Menu en bas à gauche.

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Un calendrier-agenda codé en Python (2ème partie)

Bonjour,

Plusieurs semaines de tergiversations m’ont conduit à modifier complètement le calendrier-agenda que je vous avais présenté dans l’article précédent. Le résultat est à la hauteur de mes attentes (ou plutôt de mes capacités… ). Jugez par vous-même. Après avoir téléchargé et décompressé l’archive zip de mon programme, voici ce que ce dernier contient :

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Un calendrier-agenda codé en Python (1ère partie)

Bonjour à toutes et à tous,

Aujourd’hui, j’ai envie de vous présenter un programme que j’ai codé en Python, avec l’aide de la bibliothèque Tkinter. Il s’agit d’un calendrier mensuel dont chaque jour correspond à un bouton. Si vous cliquez sur l’un d’entre eux, vous ouvrez une page d’agenda qui correspond bien évidemment à la date sélectionnée.

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16. France, fille aînée de la guerre…

Peut-on s’imaginer embrasser le métier des armes avec pour seul horizon professionnel, celui de toujours s’entraîner sans jamais faire la guerre? Ou bien s’engage-t-on avec le désir inavoué d’être un jour appelé à combattre et par conséquent à se servir d’armes létales? On n’imagine pas un sportif se préparer sans jamais participer à une compétition. Cela signifie que l’armée a un besoin existentiel de faire la guerre. C’est sa raison d’être. Les généraux chinois en sont bien conscients. Ils n’hésitent pas à mettre en doute les capacités opérationnelles de leurs forces armées frappées, selon eux, par la maladie de la paix (sic!). Il faut dire que le dernier coup de feu a été tiré il y a quarante-quatre ans contre le Vietnam. Depuis, plus rien…

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15. Jésus ou la Parole de Dieu sous licence libre

Le personnage de Jésus, dans son impénétrable mystère, a toujours exercé sur moi une profonde fascination. Aucun être humain n’a autant marqué l’histoire de l’humanité que ce prédicateur galiléen, charpentier de formation et vagabond sur les bords. Il est fort probable qu’il savait lire et écrire. Pourtant, Il a choisi de ne laisser aucune trace écrite de son passage sur la Terre, au risque de voir son enseignement s’évaporer et disparaître à tout jamais dans le trou noir du passé.

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14. La Bible et le singulier destin du peuple juif

Cette année, pour Noël, j’ai eu envie de m’offrir un cadeau atemporel. Mon choix s’est porté sur une Bible d’étude absolument magnifique éditée par la Maison de la Bible. C’est un des plus beaux livres qu’il m’ait jamais été donné de posséder.

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13. La Civilisation des Îles (2ème partie)

Le suffrage universel, malgré ses imperfections, a tout de même représenté une avancée majeure dans notre histoire. Il a permis aux pays qui l’ont adopté de former des générations de citoyens souverains et responsables. Mais il a fait son temps, et surtout il n’a pas empêché l’émergence d’une caste politique clientéliste dont le seul objectif est de se faire réélire à tout prix. C’est la raison pour laquelle l’architecture politique de la Civilisation des Îles reposera sur le tirage au sort de ses représentants. Chaque cité comprise entre cinq cents et deux mille habitants sera administrée par un chapitre formé de délégués dont voici le nombre.

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12. La Civilisation des Îles (1ère partie)

Imaginez un monde dépeuplé par un virus très contagieux qui provoquerait une azoospermie définitive et contre lequel seule une infime partie de l’humanité masculine serait naturellement immunisée. Au bout de ce long processus de dépopulation, il ne resterait plus qu’une dizaine de millions d’êtres humains à veiller sur les richesses de la planète et à prendre soin d’elle. Ils vivraient dispersés sur les îles et ils seraient libres de partir à l’aventure sur les continents mais ils n’auraient pas le droit d’y habiter de façon permanente. Les masses continentales et les grandes îles telles que la Grande-Bretagne ou le Groënland, seraient cédés pour toujours à la faune et à la flore qui se chargeraient lentement de recycler toute trace de notre présence passée.

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