Chapitre 5 – Post-installation

5.1. Lancement du script de post-installation

5.2. Analyse des différents scripts de post-installation

5.2.1. Le script principal : archlinux_post-install.sh

5.2.2. La liste des applications à installer: pkglist.txt

5.2.3. le script tint2rc

5.2.4. menu.desktop

5.2.5. menu.xml

5.2.6. rc.xml

5.2.7. Le fichier post-install_yay.sh

5.3. Les gestionnaires de paquets pacman et yay

5.3.1. pacman

5.3.2. yay


Ton nouveau système Archlinux est opérationnel. Cela dit, ta mission n’est pas terminée. Tu dois encore installer un environnement graphique digne de ce nom. Pour l’instant, c’est une console noire qui t’accueille, et même si tu peux dès à présent accomplir beaucoup de choses en ligne de commande, une interface graphique est tout de même plus sympa.

Archlinux adhère au concept du KISS. Et ça tombe bien parce que moi aussi. C’est la raison pour laquelle, je te propose d’installer non pas un environnement de bureau mais:

  • Le gestionnaire de fenêtres openbox,en apportant un soin tout particulier au menu,
  • Le gestionnaire de fonds d’écran nitrogen,
  • La barre de tâches tint2.

Tu vas donc bâtir un système d’exploitation léger, fonctionnel et facilement configurable. J’ai rédigé un petit script de post-installation accompagné de quelques fichiers de configuration. Si je n’ai pas fait de bêtises, voici le résultat que tu devrais obtenir au final.

Le fond d’écran est un tableau d’Ivan Chichkine intitulé Pluie dans le bois de chênes. J’aime beaucoup le realisme de ce peintre russe. Le menu est celui d’Openbox en version Onyx, un thème sombre. Le thème clair Natura est bien aussi. Le menu peut s’ouvrir avec un clic droit n’importe où sur le bureau, ou bien en cliquant sur l’icône tout en bas à gauche (C’est une commande xdotool). J’ai également rajouté des icônes pour illustrer chaque onglet du menu. En fin d’article, je vais t’expliquer comment j’ai procédé. Ce n’est vraiment pas compliqué.

5.1. Lancement du script de post-installation

Dans ton nouveau système Archlinux, connecte-toi en root, en utilisant le mot de passe créé à l’étape précédente. Ensuite, vérifie la connexion au réseau.

root@archiso ~# systemctl status dhcpcd

Si cette commande te renvoie des instructions contenant le mot inactive, fais ceci:

root@archiso ~ # systemctl start dhcpcd
root@archiso ~ # systemctl enable dhcpcd

La première démarre le service immédiatement, tandis que la seconde t’assure que le service sera démarré à chaque fois que tu allumeras ton ordinateur. Si tu veux vérifier que tout est en ordre, entre cette commande:

root@archiso ~# systemctl status dhcpcd

Le mot active devrait apparaître.

Télécharge le lien ci-dessous en utilisant la commande wget. Il pointe vers mon dépôt git. Oui, je sais, il est long mais il fonctionne à tous les coups! Il est sur une seule ligne. Donc, tu le rentres tel quel, sans te soucier du retour à la ligne. le terminal s’en charge tout seul.

root@archiso ~ # wget -–no-check-certificate https://gitlab.com/miamondo/post-installation-of-archlinux/-/archive/master/post-installation-of-archlinux-master.zip

Puis, entre cette drôle de commande confectionnée par mes soins:

root@archiso ~# unzip *.zip && mv *master/*sh ~ && chmod +x *.sh && ./*.sh

En fait, cette commande correspond exactement à ceci:

root@archiso ~# unzip post-installation-of-archlinux-master.zip && mv post-installation-of-archlinux-master/post_install-archlinux.sh ~ && chmod +x post_install-archlinux.sh && post_install-archlinux.sh

Normalement, tu vas être accueilli par le message ci-dessous. Il t’annonce que la fête va bientôt commencer. Toutes les applications contenues dans le fichier pkglist.txt vont être installées. Si on te pose des questions, choisis toujours la réponse par défaut en pressant la touche Entrée.

Après cette opération, tu vas être invité à créer ton compte utilisateur. Tu seras d’emblée rajouté au groupe sudo. L’installation continue et le système reboote.

Après le redémarrage, l’écran de login va apparaître. Tu vas te connecter avec ton nouveau nom d’utilisateur et valider avec ton mot de passe. Au bout du compte, comme je l’ai dit plus haut, tu vas te retrouver avec un bureau simple, convivial et fonctionnel.

5.2. Analyse des différents scripts de post-installation

Intéressons-nous à présent aux différents scripts de post-installation.

5.2.1. Le script principal : archlinux_post-install.sh

Tu le trouveras ici, sur mon dépôt git. Je l’ai largement commenté.

5.2.2. La liste des applications à installer: pkglist.txt

Cette liste est bien pratique! Elle contient une application par ligne. Elles seront toutes récupérées et traitées par le gestionnaire de paquets pacman.

5.2.3. le script tint2rc

Il configure la barre de tâches. Par la suite, si tu veux modifier cette dernière, je t’invite à utiliser l’outil graphique qui est bien plus simple. Celui-ci s’appelle Gestionnaire du panneau tint2 et tu le trouveras dans le menu, sous l’onglet applications installées ou bien directement sous /usr/share/applications

Ce fichier créé un lanceur que j’ai placé dans la barre de tâches tint2 et qui déroule le menu. J’utilise pour cela, l’outil xdotool qui permet de simuler une commande clavier par l’intermédiaire d’un simple clic.

Normalement, pour dérouler le menu à l’endroit où se trouve le pointeur de la souris, il suffit de cliquer droit ou de presser les touches super et m. (Super correspond à la touche windows.) Avec la commande xdotool key super+m, le clic gauche sur le bouton du lanceur remplace la commande clavier. Voici le contenu du fichier:

[Desktop Entry]
Type=Application
Exec=xdotool key super+m
Name=Menu principal
Categories=Utility;DesktopSettings;
Terminal=false
StartupNotify=true
Icon=/usr/share/icons/Faenza/places/48/distributor-logo-archlinux.png
Comment=Opens the applications menu
Comment[fr]=Ouvre le menu des applications
Keywords=menu;desktop;

5.2.5. menu.xml

C’est ce fichier qui va te permettre de rajouter ou supprimer des applications dans le menu. Une fois installé, son chemin est:

/home/$user/.config/openbox/menu.xml.

Tu peux le configurer à ta guise. Une fois qu’on a compris qu’il faut respecter les indentations et que chaque balise ouverte doit être impérativement fermée, sa structure devient claire et son utilisation est intuitive. N’hésite pas à consulter la documentation officielle. Note que le répertoire des icônes est /usr/share/icons. J’ai préconfiguré ce menu, mais il se peut qu’il subsiste des incohérences.

5.2.6. rc.xml

Il s’agit du fichier de configuration d’Openbox. Tu peux être amené à le modifier si tu souhaites par exemple remplacer le thème Onyx par Natura. Tu trouveras les noms des différents thèmes dans le répertoire /usr/share/themes.

Cela dit, il existe une interface graphique qui fait très bien l’affaire, en l’occurrence obconf. Pour l’ouvrir, il te suffit d’entrer la commande obconf dans un terminal.

5.2.7. Le fichier post-install_yay.sh

Après le redémarrage de l’ordinateur, le gestionnaire de paquets yay va être installé. Il te permettra de compléter ta distribution avec des dépôts AUR, c’est-à-dire des dépôts proposés par des utilisateurs d’Archlinux.

5.3. Les gestionnaires de paquets pacman et yay

Archlinux met à disposition de ses utilisateurs deux gestionnaires de paquets qui sont pacman et yay.

5.3.1. pacman

C’est le gestionnaire officiel des paquets d’Archlinux. Il s’utilise en root et possède plusieurs options qui permettent de synchroniser, de mettre à jour, d’installer ou de supprimer des paquets. Je ne vais pas m’étendre davantage sur ce sujet. Il existe une page très bien faite qui explique tout de long en large et que je t’invite d’ores et déjà à lire. pacman est un outil que tu utiliseras quotidiennement.

5.3.2. yay

yay signifie yet another yaourt. C’est un gestionnaire qui permet d’installer des paquets issus du dépôt des utilisateurs d’Archlinux (AUR). Il faut donc utiliser cet outil avec prudence car tous les paquets présents sur le dépôt AUR ne sont pas forcément vérifiés et maintenus. C’est sans doute la raison pour laquelle il ne m’a pas été possible de post-installer yay en root. Il a fallu que je rédige un nouveau script et que je modifie mon script principal de post-installation pour lancer l’installation de yay au premier lancement de ma session utilisateur.

miamondo@volgor ~$ git clone https://aur.archlinux.org/yay.git
miamondo@volgor ~$ cd yay
miamondo@volgor ~$ makepkg -si

Conclusion

Le voyage touche à sa fin. N’hésite pas à me faire part de tes critiques où des difficultés que tu as rencontrées lors de ce processus de post-installation. Je vais compléter et mettre à jour ce petit manuel régulièrement.

Bon courage

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