Chapitre 3 – Le formatage des partitions

3.1. Les différents systèmes de fichiers

3.2. Les commandes de formatage mkfs et mkswap

3.3. variante UEFI

3.4. Le montage des partitions en mode BIOS

3.5. Le montage des partitions en mode UEFI

Le formatage est l’opération qui convertit une partition en système de fichiers et qui permet donc de classer les données qu’elle contient, dans un ordre logique au lieu de les stocker dans un tas informe.

3.1. Les différents systèmes de fichiers

Il existe une multitude de systèmes de fichiers différents, mais sache que le système de fichiers le plus utilisé sur une distribution Linux, est ext4.

3.2. Les commandes de formatage mkfs et mkswap

Pour formater les trois partitions que tu as créées au chapitre précédent, tu vas utiliser les commandes mkfs et mkswap.

mkfs s’utilise en lui adjoignant le système de fichier à l’aide d’un point, le tout suivi de la partition à formater. Attention, il y a un espace entre la commande de formatage et la partition.

mkswap formate l’espace d’échange, c’est-à dire la partition swap. Elle ne prend pas de système de fichiers en attribut. Là encore, il y a un espace entre la commande et la partition.

Donc, dans le code-ci-dessous :

  • tu formates la partition /dev/sda1 en un système de fichiers de type ext4.
  • Tu formates la swap.
  • Tu formates la partition /dev/sda3 en un système de fichiers de type ext4.
root@archiso ~# mkfs.ext4 /dev/sda1
root@archiso ~# mkswap /dev/sda2
root@archiso ~# mkfs.ext4 /dev/sda3

3.3. Variante UEFI

ATTENTION! La partition /dev/sda1 ne doit être formatée que s’il n’y a pas d’autres systèmes d’exploitation présents sur la machine.

root@archiso ~# mkfs.vfat -F32 /dev/sda1
root@archiso ~# mkfs.ext4 /dev/sda2
root@archiso ~# mkswap /dev/sda3
root@archiso ~# mkfs.ext4 /dev/sda4

3.4. Le montage des partitions en mode BIOS

Les partitions sont formatées. Maintenant, il reste à définir les points de montage, c’est-à-dire l’endroit précis ou le contenu de ces partitions sera accessible. Ce sont comme des portes en fait. Lorsqu’on monte une partition, ou ouvre une porte à clé. Lorsqu’on démonte une partition, on sort et on referme la porte à clé.

Les trois partitions seront montées automatiquement au démarrage de l’ordinateur et démontées automatiquement à l’extinction de ce dernier, grâce à une commande que tu découvriras au prochain chapitre. La encore, tu vas effectuer cette opération en console et tu vas te rendre compte que ce n’est pas bien compliqué.

Les commandes qui permettent de monter et démonter une partition sont mount et umount. Tu vas monter les partitions sur un point de montage de la clé d’installation. Ce point de montage s’appelle /mnt. C’est ici que tu vas commencer à bâtir Archlinux sur ton disque dur. Ce point de montage deviendra donc la racine de ton nouveau système. Lorsque l’installation sera terminée, il se réduira à une simple barre oblique: /

Pour que tu comprennes bien comment cela fonctionne, lorsque tu listes les répertoires qui sont à la racine de la clé USB d’installation avec la commande ls, voici ce que tu obtiens:

root@archiso ~# ls /

bin boot dev etc home lib lib64 mnt (…) tmp usr var

root@archiso ~# ls /mnt

(vide)

Tout un tas de répertoires d’installation et de configuration! /mnt en fait partie et si tu le listes, tu constates que ce dernier est vide. C’est normal. Il ne sert que de point de montage pour une installation permanente. C’est le point de passage entre la clé USB d’installation et ton futur système d’exploitation Archlinux.

À présent, tu vas monter la première partition. la commande n’est pas bien compliquée. Je mount /dev/sda1 sur /mnt.

root@archiso ~# mount /dev/sda1 /mnt

Cette partition formatée en ext4 est destinée à accueillir les fichiers de configuration du système, c’est-à-dire: /bin /boot /dev /etc /home /lib (…) /var

La swap, c’est un peu spécial. Pour l’activer, il suffit d’entrer cette commande:

root@archiso ~# swapon /dev/sda2

Maintenant, tu vas monter la troisième partition, celle destinée à accueillir le répertoire de l’utilisateur (ou des utilisateurs). Mon répertoire personnel s’appelle miamondo et il contient les sous-répertoires suivants:

  • Documents
  • Images
  • Videos
  • etc…

Le répertoire personnel sera monté non pas à la racine du système mais dans /home. Or, /home n’existe pas encore sur le système que tu es en train de bâtir. Il faut donc le créer avec la commande mkdir(make directory = créer répertoire).

root@archiso ~# mkdir /mnt/home && mount /dev/sda3 /mnt/home

Cette commande signifie donc:

  • que tu crées un répertoire/mnt/home
  • ET que tu montes la partition/dev/sda3 sur/mnt/home

Pour résumer, voici ce que tu viens de faire:

root@archiso ~# mount /dev/sda1 /mnt
root@archiso ~# swapon /dev/sda2
root@archiso ~# mkdir /mnt/home && mount /dev/sda3 /mnt/home

3.5. Le montage des partitions en mode UEFI

Dans la variante UEFI, l’option -p de la commande mkdir permet de créer des répertoires intermédiaires sans générer d’erreur si ces derniers existent déjà. Ici, c’est le cas de /boot.

root@archiso ~# mount /dev/sda2 /mnt
root@archiso ~# mkdir -p /mnt/boot/efi /mnt/home
root@archiso ~# swapon /dev/sda3
root@archiso ~# mount /dev/sda1 /mnt/boot/efi
root@archiso ~# mount /dev/sda4 /mnt/home

Conclusion

Dans le prochain chapitre, tu vas installer le système de base et schtroumpfer à l’intérieur de celui-ci.

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