Chapitre 2 – Partitionner son disque dur

2.1. Déterminer le nom de son disque grâce à fdisk

2.2. Choisir le type de la table de partitionnement

2.3. Partitionner son disque dur avec un BIOS

2.3.1. Première partition

2.3.2. Seconde partition

2.3.3. Troisième partition

2.4. Écriture de la table des partitions

2.5. Partitionner son disque dur avec un UEFI

Ce deuxième épisode est consacré au partitionnement. Si je devais définir ce dernier, je dirais qu’il permet de diviser un disque dur en différents modules appelés partitions. Le but de cette opération est de classer proprement et de manière cohérente toutes les données que l’ordinateur va traiter ou qui sont nécessaires au bon fonctionnement du système d’exploitation. Chaque partition va accueillir un système de fichiers.

2.1.Déterminer le nom de son disque grâce à fdisk

Pour déterminer le nom du disque à partitionner, tu vas utiliser fdisk, un utilitaire présent dans l’image iso sur la clé USB. Pour le lancer, il suffit d’entrer cette commande:

root@archiso ~# fdisk -l

fdisk -l retourne les informations ci-dessous. Là, je suis sur mon ordinateur portable. Il est équipé d’un unique disque dur d’une capacité de 1000 GB, c’est-à-dire 1 TO. Il est baptisé /dev/sda. C’est donc celui-ci que je vais partitionner.

Disque/dev/sda:931,5GiB,1000204886016octets,1953525168secteurs
Unités : secteur de 1 x 512 = 512 octets
Taille de secteur (logique/physique : 512 octets / 4096 octets
Taille d’E/S (minimale/optimale) : 4096 octets / 4096 octets
Type d’étiquette de disque : dos
Identifiant de disque : 0xd1f1a86e
Périphérique Amorçage Début Fin Secteurs Taille Id Type
/dev/sda1 * 2048 1953723711 1953521664 931,5G 83 Linux

2.2.Choisir le type de la table de partitionnement

Maintenant, tu vas entrer la commande cfdisk. Elle va te permettre de créer la table de partitionnement et les partitions:

root@archiso~# cfdisk

La table de partitionnement correspond au sommaire des partitions. Pour un livre, c’est ce qu’on appelle la table des matières. Il existe deux types de tables qui sont MS-DOS et GPT.

  • Choisis dos si ton ordinateur est amorcé par un BIOS,
  • Choisis gpt si ton ordinateur est récent et qu’il est amorcé par UEFI.

Personnellement, Je choisis dos parce que c’est un peu plus simple mais il faut savoir que sur mon ordinateur portable qui supporte l’UEFI, j’ai choisi gpt. Je détaillerai donc toujours les deux cas de figure. Pour sélectionner, déplace-toi à l’aide des quatre flèches et valide en pressant la touche Entrée.

2.3. Partitionner son disque dur avec un BIOS

Les choses sérieuses commencent… Tu vas créer trois partitions:

La première aura une taille de 35 GB. Elle accueillera tous les fichiers de configuration nécessaire au bon fonctionnement du système d’exploitation. En outre, cette partition sera amorçable, c’est-à-dire que c’est elle qui lancera la procédure de démarrage. C’est une partition qui sera montée à la racine du système. Cette racine est symbolisé par une barre oblique /.

La deuxième aura une taille de 8 GB. Ce sera la partition dédiée à l’espace d’échange qu’on appelle aussi la swap. Donne-lui la taille qui correspond à celle de ta mémoire vive (RAM). Cette petite partition a pour mission de décharger la mémoire vive lorsque celle-ci est presque pleine.

La troisième occupera la taille restante et sera dédié au /home, c’est-à-dire au répertoire qui contient le répertoire de l’utilisateur (ou des utilisateurs, il peut y en avoir plusieurs). C’est ton répertoire personnel. Tu pourras y stocker tes documents, tes photos, tes vidéos, ta musique, tes téléchargements ou que sais-je encore… Tout au long de ce petit manuel, je nommerai le répertoire utilisateur /home/$user. Mon propre répertoire se nomme /home/miamondo.

2.3.1. Première partition

Pour créer la première partition, il suffit de sélectionner Nouvelle à l’aide des flèches du clavier, et de valider avec la touche Entrée.

Puis, tu renseignes la taille de cette première partition, soit 35G, avant de valider (toujours avec la touche Entrée).

Ensuite, tu sélectionnes primaire et tu valides.

La première partition /dev/sda1 est presque configurée (Je l’ai surlignée en jaune). Une deuxième ligne apparaît (celle qui est en gris). Elle correspond à l’espace libre restant. Comme je l’ai précisé plus haut, la partition /dev/sda1 est amorçable. Tu dois donc sélectionner cette fonctionnalité et valider ton choix, après t’être repositionné(e) sur la ligne /dev/sda1.

Un astérisque va apparaitre dans la colonne amorçage.

Voilà, ta première partition baptisée /dev/sda1 est totalement configurée mais elle n’est pas encore écrite sur le disque. Tu exécuteras cette opération plus tard. À présent, tu descends d’un cran et tu mets Espace libre en surbrillance.

2.3.2. Seconde partition

Tu vas maintenant créer la partition dédiée à l’espace d’échange (swap), d’une capacité équivalente à celle de ta mémoire vive (RAM).

Et tu vas modifier le type car c’est une partition un peu spéciale. Elle ne stocke pas de données ou du moins seulement pour soulager la RAM lorsque celle-ci est au bord de l’indigestion. Théoriquement, tu n’es pas obligé(e) de créer une partition SWAP, mais c’est vivement recommandée.

Je disais donc qu’il fallait modifier le type. Tu vas sélectionner 82 Partition d’échange.

Voilà, tu viens de créer la deuxième partition (en jaune), en l’occurrence la swap. Une troisième ligne apparaît. Elle correspond à l’espace libre restant.

2.3.3. Troisième partition

Pour créer la troisième et dernière partition, celle qui sera montée dans le /home, il faut s’y prendre exactement comme pour la première, sauf que tu lui attribues toute la taille restante, c’est-à-dire dans cet exemple, 888,5 GB. Ne la rends pas amorçable!

2.4. Écriture de la table des partitions

Toutes les partitions sont définies et configurées. Si tu regrettes ce que tu viens de faire parce que tu réalises un peu tard que tu as encore sur le disque dur, de vieilles photos de famille où l’on voit Tonton Alphonse, rond comme une queue de pelle, en train de grimper sur la table avec son déambulateur pour chanter Riiiiikita, jolie fleur de Java!, rassure-toi, il n’est pas trop tard pour les récupérer. Tu as certes configuré les partitions mais tu ne les as pas encore écrites sur le disque dur. Par conséquent, tu peux toujours interrompre le processus. Mais si tu valides avec l’onglet Écrire et que tu confirmes ton choix, la nouvelle table de partitions effacera à jamais les lamentables pitreries de Tonton Alphonse.

Pour résumer, tu viens de diviser ton disque dur en trois partitions. Une fois ceci fait, tu peux quitter l’utilitaire cfdisk.

/dev/sda1 * 35G 83 Linux
/dev/sda2 8G 82 SWAP (partition d’échange)
/dev/sda3 888,5G 83 Linux

2.5. Partitionner son disque dur avec un UEFI

Si ton ordinateur est doté de l’UEFI, le partitionnement diffère quelque peu. Il faudra d’abord créer une partition dédiée au /boot/efi d’une capacité de 300 Mo, par conséquent une toute petite partition. Mais elle est nécessaire.

/dev/sda1/boot/efi300M type EFI system
/dev/sda2/ (racine du système)35G type Linux filesystem
/dev/sda3swap8G type Linux swap
/dev/sda4/hometype Linux filesystem

Conclusion

Voilà pour aujourd’hui. Que ce soit avec un BIOS ou avec un UEFI, ton disque dur est partitionné. À présent, tu peux sortir de l’utilitaire cfdisk (onglet quitter). La prochaine étape consistera à formater et à monter les partitions pour pouvoir accéder aux données qu’elles contiennent.

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