La planète Archlinux (partie 3)

Sommaire

7 – Le formatage des partitions

7.1 – Qu’est-ce que le formatage
7.2 – Les différents systèmes de fichiers
7.3 – Les commande de formatage mkfs et mkswap
7.4 variante uefi

8 – Le montage des partitions en mode BIOS

9 – Le montage des partitions en mode UEFI

Conclusion

Commandes utilisées depuis le début de l’aventure

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7 – Le formatage des partitions

7.1 – Qu’est-ce que le formatage

Le formatage est l’opération qui convertit une partition en système de fichiers. Pour l’instant, nous avons un immeuble divisé en plusieurs bureaux. Il va falloir meubler ces derniers avec des classeurs de rangement car vous vous imaginez bien qu’on ne peut pas tout stocker en vrac à même le sol. Ça deviendrait très vite un boui-boui abominable.

7.2 Les différents systèmes de fichiers

Il existe une foultitude de systèmes de fichiers différents. Je ne vais pas rentrer dans les détails car ça n’a pas beaucoup d’intérêt. Si vraiment le sujet vous branche, vous pouvez consulter l’article de Wikipédia qui lui est consacré. Sachez que le système de fichiers le plus utilisé sur une distribution Linux est ext4.

7.3 – Les commande de formatage mkfs et mkswap

Pour formater les trois partitions que nous avons créées, nous allons utiliser les commandes mkfs et mkswap.

mkfs s’utilise en lui adjoignant le système de fichier à l’aide d’un point, le tout suivi de la partition à formater. Attention, il y a un espace entre la commande de formatage et la partition.

mkswap formate l’espace d’échange, c’est-à dire la partition swap. Elle ne prend pas de système de fichiers en attribut. Là encore, il y a un espace entre la commande et la partition.

Donc, dans le code-ci-dessous :

  • Nous formatons la partition /dev/sda1 en un système de fichiers de type ext4,
  • Nous formatons la swap,
  • Nous formatons la partition /dev/sda3 en un système de fichiers de type ext4.
mkfs.ext4 /dev/sda1
mkswap /dev/sda2
mkfs.ext4 /dev/sda3

7.4 variante uefi

Attention : ne formatez la partition /dev/sda1 que s’il n’y a pas d’autres systèmes d’exploitation présents sur votre machine.

mkfs.vfat -F32 /dev/sda1
mkfs.ext4 /dev/sda2
mkswap /dev/sda3
mkfs.ext4 /dev/sda4

8 – Le montage des partitions en mode BIOS

Les partitions sont formatées. Maintenant, il nous reste à définir les points de montage, c’est-à-dire l’endroit précis ou le contenu de ces partitions sera accessible. Ce sont comme des portes en fait. Lorsqu’on monte une partition, ou ouvre une porte à clé. Lorsqu’on démonte une partition, on sort et on referme la porte à clé.

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Fond vecteur créé par vectorpocket – fr.freepik.com

Nos trois partitions seront montées automatiquement au démarrage de l’ordinateur et démontées automatiquement à l’extinction de ce dernier, grâce à une commande que nous découvrirons dans le prochain épisode. La encore, nous allons effectuer cette opération en console et vous allez vous rendre compte que ce n’est pas bien compliqué.

Les commandes qui permettent de monter et démonter une partition sont mount et umount. Nous allons monter les partitions sur un point de montage de la clé d’installation. Ce point de montage s’appelle /mnt. C’est ici que nous allons commencer à bâtir Archlinux sur notre disque dur. Ce point de montage deviendra donc la racine de notre nouveau système. Lorsque l’installation sera terminée, il se réduira à une barre oblique tout simplement : /

Pour que vous compreniez bien comment cela fonctionne, lorsque je liste les répertoires qui sont à la racine de la clé USB d’installation avec la commande ls :

 root@archiso ~ # ls / 

voici ce que j’obtiens :

bin boot dev etc home lib lib64 mnt (...) tmp usr var

Tout un tas de répertoires d’installation et de configuration! /mnt en fait partie et quand on l’ouvre, on constate… que ce dernier est vide. C’est normal. Il ne sert que de point de montage pour une installation permanente. C’est le point de passage entre la clé USB d’installation et notre futur système d’exploitation Archlinux.

  • À présent, montons la première partition. la commande n’est pas bien compliquée. Je mount la partition /dev/sda1 sur /mnt.
mount /dev/sda1 /mnt

Cette partition formatée en ext4 est destinée à accueillir les fichiers de configuration du système, c’est-à-dire :

/bin  /boot  /dev  /etc  /home  /lib  (…)  /var

  • La swap, c’est un peu spécial. Pour l’activer, il suffit d’entrer cette commande :
swapon /dev/sda2
  •  Maintenant, nous allons monter la troisième partition, celle destinée à accueillir le répertoire de l’utilisateur (ou des utilisateurs). Mon répertoire personnel s’appelle benoit  et il contient les sous-répertoires suivants : Documents  Images Videos etc…

Le répertoire personnel sera monté non pas à la racine du système mais dans  /home. Or, /home n’existe pas encore sur le système que nous sommes en train de bâtir. Il faut donc le créer avec la commande mkdir (make directory = créer répertoire).

mkdir /mnt/home && mount /dev/sda3 /mnt/home

Cette commande signifie donc créer répertoire /mnt/home ET monter la partition /dev/sda3 sur /mnt/home

Pour résumer, voici ce que nous venons de faire :

mount /dev/sda1 /mnt
swapon /dev/sda2
mkdir /mnt/home && mount /dev/sda3 /mnt/home

9 – Le montage des partitions en mode UEFI

Dans la variante UEFI, l’option -p  de la commande mkdir permet de créer des répertoires intermédiaires sans générer d’erreur si ces derniers existent déjà. Ici, c’est le cas de  /boot.

mount /dev/sda2 /mnt
mkdir -p /mnt/boot/efi /mnt/home
swapon /dev/sda3
mount /dev/sda1 /mnt/boot/efi
mount /dev/sda4 /mnt/home

Conclusion

Dans le prochain épisode, nous allons procéder à l’installation du système de base et nous allons schtroumpfer à l’intérieur.

Commandes utilisées depuis le début de l’aventure

  • loadkeys fr-pc (passage du clavier en français)
  • ping (vérification de la connexion)
  • timedatectl (vérification de l’heure système)
  • fdisk -l (utilitaire permettant de lister les disques physiques présents dans l’ordinateur.)
  • cfdisk (utilitaire de partitionnement)
  • mkfs (commande de formatage)
  • mkswap (formatage de la swap)
  • ls (lister un répertoire)
  • mount/umount (monter/démonter une partition)
  • swapon/swapoff (activation/désactivation de la swap)
  • mkdir (créer un répertoire)

Finissons cet épisode en musique avec une chanteuse à la voix tout à fait singulière.

Ja wohl mein Herr
Wir sind deutsche Roboter…

7 commentaires sur “La planète Archlinux (partie 3)

    1. Tu veux dire par rapport à ext3 par exemple? Je sais simplement qu’il y a moins d’écriture sur le disque par rapport à ext3 car il n’y a pas de journalisation. Pour le reste, je ne saurais pas dire si ça a vraiment de l’importance.

    2. Salut,

      Donc, j’en conclue qu’ont peu très bien formater cette partition en système de fichier ext4. Je vais modifier l’article en conséquence car cela simplifie les choses et tout ce qui simplifie est bon à prendre 🙂

  1. Oh, je viens de relire l’article, j’avais pas fait gaffe : ne désactive pas la journalisation (ni ne formate en ext2) ta partition racine ! C’est ton système, pourquoi prendre un tel risque ? Généralement c’est sur /boot qu’on fait ça (même si je vois pas l’utilité, comme dis plus tôt).

    Quant à la variante UEFI, l’ordre des commandes fera que ça marchera pas, là : tu crées des dossiers dans /mnt avant de monter la partition, donc sur la clef USB, et ensuite tu montes la partition, qui elle est vide, du coup…

    Il faut donc faire :
    mount /dev/sda3 /mnt # monter /
    mkdir /mnt/boot /mnt/home # créer les dossiers dedans
    mount /dev/sda1 /mnt/boot # monter /boot
    mount /dev/sda4 /mnt/home # monter /home

    Le swapon peut être fait n’importe quand.

    J’ai pas souvenir d’avoir dû préciser -t pour sda1, il détecte tout seul le FAT32 il me semble.

    Personnellement je mets tout /boot à part, ça simplifie et ça marche bien quand même. Et ça simplifie encore plus les installations chiffrées.

    Cette fois je crois que j’ai rien raté. Sinon quelqu’un complétera.

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