antiX-17_386-core.iso

Correction du 11 Mai 2018 

L’équipe d’antiX m’a précisé que la version la plus récente est la 17.1 sortie le 9 Avril 2018. Compte tenu du fait qu’elle corrige de nombreux bugs, il est préférable d’utiliser cette dernière. 

Bonjour,

J’aime bien la distribution antiX. La majuscule se trouve à la fin et rien que ce genre d’excentricité suffit à me la rendre sympathique. Ce weekend, je me suis donc amusé à installer la version core en l’occurrence antiX-17_386-core.iso. Cette image iso ne dépasse pas les 325.1 MB et vous permet d’installer un système d’exploitation extrêmement rudimentaire dépourvu de serveur X  et même de systemd ! Ce dernier est un gestionnaire de système qui se charge de lancer tous les programmes dans un ordre bien établi afin d’offrir à l’utilisateur lambda, une distribution carrée.

antix-logo-3

En installant antiX-core, vous bénéficiez tout de même d’une connexion internet filaire qui va vous permettre de construire la distribution de votre choix grâce à un judicieux assemblage de logiciels. Pour ce faire, il vous suffit d’utiliser la commande sudo apt install qui est déjà installée. Ceci m’amène tout naturellement à une question existentielle… Lorsque cette commande n’est pas nativement présente, quel outil est capable de l’installer? 

Je ne reviendrai pas sur la procédure générale à suivre pour configurer et personnaliser à outrance sa distribution puisque j’avais déjà rédigé un article sur ce sujet. Je vais plutôt vous parler des obstacles qui se sont mis en travers de ma route. J’ai trouvé l’installation clairement plus longue et plus hasardeuse qu’en partant d’une base Ubuntu Server, ce qui est tout à fait logique puisque l’image d’antiX-core est plus légère.

Lancement d’openbox

Ce qui m’a bien occupé, c’est le lancement du gestionnaire de fenêtre openbox avec la commande startx (xinit). Impossible d’accéder à l’environnement graphique sauf à être en mode root c’est-à-dire en entrant sudo startx, ce qui est tout à fait déconseillé. La solution, je l’ai trouvée après deux jours à arpenter les forums. Il faut installer le paquet xserver-xorg-legacy puis il faut éditer en root le fichier /etc/X11/Xwrapper.config. En remplaçant la ligne allowed_users = console par la ligne suivante, j’ai résolu le problème :

needs_root_rights=yes

Cela dit, j’ignore si cette procédure est réglementaire et je remercie par avance quiconque sera en mesure de me renseigner sur ce point. 

Autre souci pour accéder à l’environnement graphique d’openbox : le fichier ~/.Xauthority. Il est présent dans le répertoire de chaque utilisateur et est nécessaire au lancement de la session gaphique. xinit n’arrivait pas à y accéder et en lisant attentivement les instructions d’échec, j’ai réalisé que le propriétaire de ce fichier était root. En poussant l’analyse un peu plus loin, j’ai constaté qu’une partie des dossiers de mon /home/utilisateur était eux aussi en root! Pourquoi diable?! J’ai donc procédé illico presto au changement récursif des droits de mon répertoire personnel par l’entremise de cette commande :

sudo chown -R ordinosor:ordinosor /home/ordinosor

/bin/bash

À ce stade, le problème de démarrage de session graphique était définitivement réglé. Mais je n’étais pas au bout de mes surprises. J’ai commencé à installer les applications de mon choix et très vite, dans le terminal, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas d’invite de commande. Juste un $… Il n’y avait pas non plus d’historique des commandes utilisées! Il fallait que j’entre /bin/bash pour lancer l’interpréteur de lignes de commande. En vérifiant la variable d’environnement SHELL, j’ai constaté qu’elle stockait la valeur /bin/sh. Finalement, j’ai trouvé la solution et rajouté l’instruction SHELL=/bin/bash à la fin du fichier /etc/profile. Ainsi, le changement de valeur de la variable est persistant et en ouvrant le terminal, j’ai retrouvé mon invite de commande habituel, à savoir ordinosor@ordinosor:~$. J’ai retrouvé également l’historique des commandes.

J’en ai également profité pour changer la langue de mon système en modifiant la variable d’environnement LANG. Je suis pasé du français à l’allemand en rajoutant toujours à la fin du fichier /etc/profile, l’instruction suivante : LANG=de_DE.UTF-8.

systemd et polkit

Ayant réglé ce fâcheux souci de bash, j’ai patiemment continué à installer les applications de mon choix. J’ai voulu intégrer à ma distribution qui prenait corps petit à petit, une fenêtre de déconnexion que j’avais moi-même instanciée en langage python. La voici : 

Abmeldungsfenster_009

J’y avais d’ailleurs consacré un article. Malheureusement, la fenêtre était inutilisable. Impossible de rebooter ou d’éteindre! C’est en analysant mon code python que j’ai réalisé que l’extinction ou le redémarrage était commandé par les instruction systemctl poweroff et systemctl reboot. En relisant également la documentation d’antiX, j’ai constaté qu’effectivement systemd n’était pas installé. Mais alors, quel programme faisait le boulot à sa place? je l’ignore encore… J’ai donc installé systemd et aussi policykit-1 :

sudo apt install systemd policykit-1

PolKit (anciennement PolicyKit) est un programme qui gère les authentifications et les permissions de façon bien plus sécurisée que ne le fait sudo. Il m’a été nécessaire de l’installer pour pouvoir utiliser ma fenêtre de déconnexion. J’ai modifié  ce fichier : 

/usr/share/polkit-1/actions/org.freedesktop.login1.policy

Mais la encore, je me demande si c’est la solution réglementaire ou bien du bricolage. En tout cas, polkit que je découvre, me semble très intéressant et je vous invite vivement à consulter ce fichier qui contient toute une palanquée de permissions. Je prends un exemple :

<description>Allow non-logged-in users to run programs</description>

<description xml:lang= »fr »>Permet aux utilisateurs non connectés d’exécuter des programmes</description>

Il s’ensuit toute une ribambelle de traductions dans les idiomes les plus improbables et à la fin du bloc d’instructions, on trouve à chaque fois ceci  que l’on peut modifier à sa guise :

<allow_any>auth_admin_keep</allow_any>
<allow_inactive>no</allow_inactive>
<allow_active>yes</allow_active>

Conclusion

Au bout du compte, j’obtiens quand-même un système qui tient la route et qui est tout à fait fonctionnel. En ce qui concerne polkit, cela a été très clairement la découverte de cette nouvelle aventure numérique et j’ai envie d’étudier cela un peu plus en profondeur. J’ai aussi installé l’application iso-snapshot qui permet de créer une image iso de son système, ce que j’ai fait. Je vous avoue que j’aimerais bien créer une clé usb live et d’installation. Je n’en suis pas encore là mais j’espère que ce sera le sujet de l’un de mes prochains articles. 

Desktop 1_049

8 commentaires sur “antiX-17_386-core.iso

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  1. Pas terrible comme version core si le shell ne fonctionne pas de base. Peut-être leur proposer tes modifications ?
    En tous cas belle détermination pour rendre le systeme utilisable.

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    1. Merci pour ton commentaire. Oui, comme je l’ai dit dans l’article, j’ai passé plus de temps qu’avec ubuntu server et ce qui me chiffonne un peu, c’est le temps quej’ai passé pour trouver une solution afin de démarrer startx sans être en super utilisateur. Il faudrait peut-être en effet leur proposer des modifications.
      J’ai en tout cas beaucoup de sympathie pour cette distribution que je trouve originale.

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  2. > Lorsqu’ (apt) n’est pas nativement présent, quel outil est capable de l’installer?

    dpkg

    Installer des paquets deb est le boulot de dpkg.
    Apt n’a jamais installé aucun paquet.
    Apt est la pour suivre les dépendances entre paquets, entre autres.

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  3. Bonjour, joli travail !
    J’utilise antiX aussi mais en mode paresse, tel que fourni avec les environnements légers. Pour mon info, vous arrivez à quelle occupation mémoire au voit ? Je n’ai pas réussi moins de 100 MB en restant confortable.

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    1. Bonjour,

      Merci pour votre commentaire. J’en suis à 94 MB d’occupation mémoire après le démarrage de la session graphique. Si je compare avec mon ordinateur de bureau, ce dernier est à 181 MB d’occupation mémoire toujours juste après le démarrage de la session graphique.

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