Le partitionnement d’un support de stockage

 

Bonjour à toutes et à tous,

Suite à un heureux changement d’activité professionnelle, j’ai quelque peu négligé Miamondo. Ne trouvant plus le temps d’écrire, les articles se sont raréfiés et les ronces  ont commencé à envahir le domaine. Cette triste situation est également le résultat d’une inspiration qui n’était plus au rendez-vous. Il faut parfois savoir faire une pause et reprendre son souffle avant de se remettre en mouvement. Cette courte période de discernement introspectif m’a amené à prendre la décision d’écrire des articles plus pédagogiques. Par conséquent, aujourd’hui, j’ai envie de vous parler du partitionnement sous Linux.

Le partitionnement, was ist das?

Le partitionnement d’un support de stockage (disque dur HDD ou SSD, clé USB) est l’opération qui consiste à diviser ce derniers en plusieurs morceaux appelés partitions. Il est impossible d’utiliser un support de stockage si celui-ci n’a pas été au préalable divisé au minimum en une partition.

Le partitionnement est un concept que l’on retrouve partout dans notre vie quotidienne. Quel individu ne possède pas dans son étagère, un classeur divisé par des intercalaires lui permettant de stocker soigneusement ses bulletins de salaire, ses relevés de compte, ses déclarations de revenus, ses quittances de loyer etc… Eh bien, dites-vous que le classeur correspond au disque dur et que les intercalaires étiquetés représentent les différentes partitions.

Les partitions permettent de séparer et de classer des données selon un ordre logique. Imaginez un peu le boui-boui s’il n’y avait point d’intercalaires pour ordonnancer toute votre paperasserie? Il vous faudrait un temps fou pour retrouver un document dont vous avez absolument besoin pour justifier le fait que vous n’êtes pas imposable malgré la BMW X7 qui trône dans votre garage! 

Au démarrage, sans partition, comment ferait votre ordinateur pour dénicher le MBR (Master Boot record), ce minuscule programme « boute-feu » permettant d’amorcer le lancement de votre système d’exploitation? L’opération durerait une éternité.

Il existe deux types de tables de partitions :

  • Le partitionnement intel que l’on retrouve sur la majorité des ordinateurs. Il n’autorise que quatre partitions primaires et ne prend pas en charge les supports de stockage supérieurs à 2,2 To. 
  • Le partitionnement GPT qui autorise 128 partitions (rien que ça!) et prend en charge les supports de stockage supérieurs à 2,2 To. Je ne vais pas l’aborder dans cet article.

Voici donc ci-dessous les quatres partitions de mon disque dur de 1 To qui est référencé sous le nom de /dev/sda. Je vous invite à cliquer sur l’image pour l’agrandir et découvrir à quoi correspondent les partitions sda1, sda2, sda3 et sda4. J’ai un deuxième disque dur de 80 Gb qui lui, porte le nom de /dev/sdb. Si je branche une clé USB, celle-ci sera référencée sous le nom de /dev/sdc

Selection_020

Ce référencement est très important car lorsque vous voulez par exemple copier sur votre clé usb une image de type *.iso d’un quelconque système d’exploitation, vous n’avez pas intérêt à vous tromper de lettre lorsque vous lancerez cette commande :

sudo dd bs=4096 if=home/ordinosor/image.iso of= /dev/sdc 

Les outils de partitionnement

J’utilise trois outils de partitionnement  qui sont

  • gnome-disk-utility
  • gparted.
  • cfdisk

Gnome-disk-utility

Gnome-disk-utility se lance dans un terminal avec la commande gnome-disks. Voici à quoi il ressemble. Ce sont les partitions de mon netbook :

Screenshot at 2018-03-18 21_30_26

Je l’utilise principalement pour formater une clé USB, démonter/monter un support de stockage ou une partition, modifier un point de montage ou attribuer une étiquette à une partition. Je trouve que c’est un outil bien pratique pour les débutants. Dans la colonne de gauche, sont déjà répertoriés le disque dur (/dev/sda) du netbook et la carte SD (/dev/sdb). Si je branche une clé USB, celle-ci apparaitra sous le nom de /dev/sdc.

On voit dans la colonne de droite les quatre partitions du disque dur. La deuxième partition correspond au swap, la quatrième partition correspond à mon répertoire utilisateur. Je peux très bien décider de « démonter » la partition du SWAP en cliquant sur le petit carré mais je ne peux pas démonter les autres partitions car elles sont toutes actuellement utilisées. Si vous essayez de le faire, vous allez voir apparaître un message d’erreur. 

Par contre, à l’aide d’une clé usb bootable, si je lance une session live d’ubuntu par exemple, je pourrai à ma guise monter et démonter les partitions du disque dur parce qu’elles ne sont pas utilisées mais je ne pourrai pas démonter les partitions de la clé usb bootable car celles-ci seront occupées.

gparted 

gparted est un outil de partitionnement un peu plus élaboré que j’utilise pour redimensionner, déplacer et créer des partitions. Là encore, je ne saurais trop vous conseiller d’utiliser ce puissant logiciel à jeûn. Il s’installe comme cela :

sudo apt install gparted

Et il se lance dans un terminal en super utilisateur :

sudo gparted

C’est un outil graphique très bien fait qui permet de sélectionner n’importe quelle partition et de la modifier à votre guise à partir du moment où cette dernière n’est pas occupée. Si elle est occupée et qu’il n’est pas possible de la démonter, gparted saura vous le dire. 

Screenshot at 2018-03-18 22_10_58

cfdisk

Et enfin, pour tous les barbudos, ceux qui arborent fièrement sur le nez des lunettes aussi épaisses que les lentilles d’un radiotélescope, il existe un outil en ligne de commande qui s’appelle cfdisk et qui se lance en super utilisateur :

sudo cfdisk

Mais ne vous fiez pas à son apparence austère, cfdisk est relativement facile d’utilisation pour peu qu’on comprenne l’anglais. Il permet de rendre une partition bootable, de supprimer une partition, d’en modifier le type et bien évidemment de créer de nouvelles partitions.

Screenshot at 2018-03-18 22_23_09

Conclusion

En conclusion, je voudrais dire que je compléterai cet article dans le courant de la semaine, notamment en abordant d’autres commandes de terminal pour par exemple partitionner un disque en vue d’installer Archlinux.

19 commentaires sur “Le partitionnement d’un support de stockage

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  1. hello,

    n’y aurait-il pas une petite erreur ? la 1ère image indique que « home » fait partie de sda3, et « ordinosor » occupe tout sda4, or la 3ème image (gParted) indique que « /home » est monté sur sda4 (ce qui me semble plus logique).

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    1. Bonjour,

      C´est le contraire. C´est sda4 qui est monté sur /home. La troisième image indique bien que le point de montage de la partition sda4 est /home. Et ça correspond puisque lorsque j´ouvre mon répertoire /home, je retrouve mon répertoire personnel ordinosor.
      Cordialement.

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      1. heu…désolé d’insister, mais sur ta 1ère image il y a un dossier « home » indiqué comme étant dans « partition 3 », et « ordinosor » dans « partition 4 » ce qui me semble incorrect. J’ai bien pigé que tu utilises sda4 pour monter ton /home (je fais à peu près la même chose), c’est sur la 1ère image qu’il y a une erreur : « partition 3 » ne devrait pas contenir « home », et « partition 4 » devrait contenir « /home » et donc « /home/ordinosor »

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    2. Pas de souci. On est là pour discuter. J’ai corrigé dans la première image une phrase qui pouvait en effet porter à confusion mais je me permets également d’insister. C’est la partition 4 qui est monté sur /home et pas l’inverse. Le point de montage de la partition 4 étiqueté ordinosor est /home.

      Si j’utilise gnome-disk-utility et que je vérifie le point de montage de la partition 4, celle-ci est bien montée sur /home.

      Je partitionne mon disque en suivant le même mode opératoire que celui préconisé par Archlinux par exemple.

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      1. je crois que tu ne piges pas mon propos : je ne dis pas que ton montage est faux, ni ce que tu dis dans ton article. C’est pour ça que je précise que je fais la même chose (une partition séparée pour /home).
        Je dis que *l’image* qui présente ton schéma de partitions et les dossiers associés en dessous est fausse. Un novice pourrait croire en l’étudiant que « /home » est dans partition3
        D’ailleurs je cite ce qu’il y a dans le bloc jaune représentant « partition3 » : « par exemple /boot /etc /usr /home … », et les dossiers listés en dessous : « dev », « etc », « home ».
        Il y a juste une erreur dans cette image, c’est tout.

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  2. @ NED @ordinosor,
    Vous avez tous les deux raisons et tort, enfin je crois….

    Ordinosor explique:
    -La distribution ET le dossier /home sont dans sda3
    -qu’il monte sa partition de données (sda4) dans sda3.

    En gros il a dans son dossier /home le dossier /ordinosor, soit :
    /Home/ordinosor
    /Home/sda4 pour simplifier

    En gros c’est un lien symbolique (=un raccourci sous Windows) dans /Home qui permet d’accéder à une autre partition.

    NED ce que tu fais est différent puisque tu sépares la partition /Home (sda4) du système (sda3).

    C’est une méthode mais je préfère celle de ordinosor car elle permet de ne pas mélanger les données de personnalisation cachées dans /Home. Pratique si tu désires par exemple avoir une partition pour une distribution de production et une autre partition pour une distribution de test. (Je crois qu’il ya aussi parfois des soucis avec les partitions cachées de /home quand tu changes de distribution, mais je n’en suis pas certain).

    Bref chacune de ces solutions à ses avantages et inconvénients.

    @ ordinosor : es tu certain de ce que tu avances ?
    Pour moi quand NED te dis qu’il y a une incohérence entre ce que tu dis et la troisième image (l’exemple avec gparted) j’ai l’impression qu’il a raison puisque le point de montage déclaré est bien /Home. Par conséquent ton /home ne peut pas être dans sda3.

    Perso je procède comme toi, sauf que je nomme ma partition /data, dans gparted le point de montage est /data sur sda4 .
    Donc /data est à la racine, près dans Home /Home/data.

    NB : pour continuer sur le même registre tu pourrais peut être parler des partitions primaires 4 max, et logiques qui te permettent d’aller au delà de cette limite.
    Ensuite, il y’a possibilité de creuser pour expliquer comment configurer les droits pour que tous les utilisateurs de la distribution puissent avoir les droits sur le partition /ordinosor.

    ++

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    1. @joker_vb

      Hello,

      « …C’est une méthode mais je préfère celle de ordinosor car elle permet de ne pas mélanger les données de personnalisation cachées dans /Home… »

      De quelles données parles-tu ? A ma connaissance /home ne contient rien d’autres qu’un dossier par utilisateur, qui lui peut contenir des données cachées, dont celles de personnalisation. Mais du coup celles-ci ne se mélangent pas puisqu’elles sont dans le dossier dédié à chaque utilisateur.
      Vérification faite sur ma fedo26 : /home ne contient comme données cachées qu’un dossier « lost+found » (qui à priori est présent sur la racine de toute partition, donc c’est cohérent puisque je monte /home sur une partition à part). Vérifié aussi sur une ubuntu 16.04.
      Depuis le début je ne dis qu’une chose : le schéma de la première image n’est pas en cohérence avec le screenshot de gParted. Ni plus, ni moins.

      Je ne débat pas de la différence entre monter son dossier user sur une partition à part (ce que semble faire ordinosor) ou de monter tout /home et les dossier user qu’il contient sur une partition à part (ce que je fais), même si je trouve cette 2ème méthode plus fiable. Notamment en cas de crash du système, pour lequel il suffit alors de réinstaller l’OS en lui disant d’utiliser la partition en question sans la reformater, alors qu’autrement je ne vois pas comment faire ça de manière simple dans les logiciel d’installation (anaconda ou autre).

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      1. Dans la première image, je dis que le point de montage de la partition numéro 4 est /home
        Dans l´image de Gparted, il est écrit sur la ligne de sda4 : Mount point = /home

        Je suis désolé mais je ne vois pas où est l´incohérence. Je ne dis pas que tu as tort. Simplement, je ne vois pas.

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      2. Salut,

        « A ma connaissance /home ne contient rien d’autres qu’un dossier par utilisateur, qui lui peut contenir des données cachées, dont celles de personnalisation »

        Si tu crées une partition séparée /home et que tu as plusieurs distributions sur le même PC avec le même utilisateur, alors ces différentes distributions partagent le même /home. Or j’ai déjà lu que ça pouvait conduire à certains conflits, je ne l’ai cependant jamais vérifié car je ne procède pas ainsi.

        Je ne sépare jamais /home de la racine (/) de ma distribution et sépare seulement les données dans une partition /data. Autrement dit:
        – sdaX = distribution 1
        – sdaY = distribution 2
        – sdaZ = /data

        N.B : je ne débat pas non plus du choix de la méthode, j’apportais juste une petite contribution en tentant d’expliquer la différence.

        ++

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      3. (je me réponds à moi-même puisque je n’ai pas de bouton « répondre » sur la dernière remarque d’ordinosore).
        Dans la première image, le pavé *jaune* nommé « partition3 » contient « /home », et la flèche qui en part pointe vers une collection de dossiers dont « home ». Dans le screenshot de gParted, c’est sda4 qui a comme point de montage /home. Tu ne vois pas l’incohérence ?
        Mais tu dois avoir raison et moi tort, on est sur ton blog après tout.

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      4. @ ordinosor

        Quand tu dis
        « Dans l´image de Gparted, il est écrit sur la ligne de sda4 : Mount point = /home »

        Cela signifie que sda4 est montée dans /home, c’est à dire que dans /home tu vois un répertoire /ordinosor, c’est bien cela? Si oui, est-ce que ça ne revient pas au même que de séparer la partition /home (méthode de NED) puisque les préférences logicielles sont enregistrées dans /home/nom_utilisateur ?

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  3. Edit

    Donc /data est à la racine, près dans Home /Home/data.

    Lire

    Donc /data est à la racine, pas dans /Home/data.

    Par contre rien ne m’empêche de créer un lien symbolique pour y accéder depuis le dossier home :
    Ln -s /data /home/user/le_nom_que_je_choisis

    ++

    J'aime

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