Le message – chapitre 2 : La planète Shaadar

Embarquez pour le système solaire de Shirkaa. Autour de cette étoile, gravite la planète Shaadar. Sur ce monde, vivent les shaadis qui ont atteint un haut degré d’évolution puisqu’ils maîtrisent les voyages interplanétaires. La lune Jaber, entourée d’une atmosphère respirable, est déjà colonisée. La planète Goraan est beaucoup plus éloignée. La colonisation a tout juste commencé et sur cette planète désertique dotée d’une atmosphère irrespirable pour les shaadis, vivent 850 mâles et femelles, scientifiques pour la plupart.

Tout est bouleversé par la découverte d’un vaisseau qui n’est autre que la sonde terrienne Pioneer 10 lancée le 3 Mars 1972 et porteuse d’une plaque à l’attention d’éventuelles entités intelligentes…

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La planète Shaadar tournait sur elle-même en trente heures et accomplissait une révolution en neuf Shaarkans autour de Shirkaa, son soleil sacré. De l’espace, elle avait l’aspect d’une grosse bille bleu foncé zébrée d’une multitude de filaments blancs. Elle était recouverte par un océan d’eau douce sur quatre-vingt-dix pour cent de sa surface. Toutes les terres émergées étaient rassemblées en un seul continent, massif et sans relief que les anciens des Premiers Temps avaient nommé Gaaldur ce qui signifie terre ferme. Il était situé, pour un tiers de sa surface, dans l’hémisphère nord et pour le reste dans l’hémisphère sud. Il n’y avait pas de dérives des continents sur Shaadar et par conséquent jamais de tremblements de terre. Mais il y avait des ouragans d’une grande violence avec des vents dépassant allègrement les 300 km/h. Ils causaient des raz-de-marée dont les destructions survenus dans les Premiers Temps continuaient de hanter le subconscient collectif des Shaadis.
Aucune île n’émergeait des flots impétueux de Shaadar et comme la planète ignorait la dérive des continents, on ne trouvait pas de chaînes de montagnes non plus. Pour se protéger des tempêtes, la population vivait loin du littoral, dans des petites cités disséminées au coeur même de Gaaldur, principalement dans l’hémisphère nord, plus tempéré du fait de l’inclinaison de la planète sur son axe. Toutes les cités étaient semi-enterrées et tout autour d’elles, comme des remparts, s’élevaient de hautes digues de protection sur lesquelles les vents destructeurs venaient se briser. Il n’y avait aucune construction en hauteur.
L’équateur traversait le Kaadar-shirkeem, le Royaume de Shirkaa. C’était un immense désert de sable de plusieurs millions de kilomètres carré où les températures pouvaient facilement grimper jusqu’à soixante degrés. La population, dont la densité était très faible, se concentrait dans les oasis disséminés sur cette terre brulée. Elle était entièrement constituée de Baadwis, tribus nomades à la peau cuivrée qui vivaient du commerce entre les différents oasis, de l’élevage et, de plus en plus, du tourisme. Les Baadwis qui constituaient naguère une caste de guerriers redoutés, s’étaient transformés en inoffensifs guides, heureux de faire découvrir leurs oasis et les charmes exotiques du désert aux riches visiteurs venus du nord.
Les deux pôles étaient recouverts d’une épaisse banquise qui ne fondait jamais. Dans l’hémisphère nord, cette dernière devenait même un inlandsis en recouvrant l’extrême-Nord de Gaaldur. Cette surface glacée était restée vierge jusqu’à l’incursion des premiers explorateurs trois siècles auparavant. Ce fut le début d’une présence shaadie permanente avec la construction de plusieurs bases à vocation scientifique. Puis, le Grand Conseil Impérial décida le regroupement progressif de toutes les colonies pénitentières de la planète. Les bannis, au nombre de cinq mille deux cents y purgeaient leur peine sans perturber les rares gardiens car ils étaient purement et simplement cryogénisés. Tous ses glaçons vivants avaient commis l’irréparable. Ils avaient tué. Seul Volgor, le Grand Zéro élevé à sa propre puissance qui était à l’origine de l’étincelle initiale, possédait ce droit. En les conservant indéfiniment à l’état d’hibernation, on empêchait ces relégués de mourir et de rejoindre le royaume des âmes, par-delà les frontières du cosmos visible.
La banquise du pôle Sud, quant à elle, était coupée du continent par l’océan de Daalgor. On n’y trouvait aucune implantation shaadie. C’était un lieu de désolation où les vents soufflaient presque sans discontinuer à plus de 700 km/h et où il n’était pas rare que les températures descendent jusqu’à 120°C au-dessous de zéro. Il s’agissait presque d’une autre planète et les seuls explorateurs qui s’y étaient jamais risqués, étaient des entités mécatroniques, les mêmes qui avaient visité les autres mondes du système solaire de Shirkaa.

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Auteur : Ordinosor

Bienvenue sur Miamondo, mon blog personnel. "Mia mondo", c'est de l'espéranto et ça signifie "Mon monde" en français. Je m'appelle Benoît alias Ordinosor, Français expatrié en Allemagne. Mes centres d'intérêt sont les distributions GNU/Linux, le langage de programmation Python, la science-fiction et l'espéranto.

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